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Juste après les JM, Oran perd de sa prestance. Les décharges sauvages en sont la raison

Alors que la ville avait commencé à retrouver son lustre d’antan, suite à l’organisation des Jeux méditerranéens, couronnés d’une réussite inégalable, voilà qu’El Bahia retombe sur ses travers et croule sous les ordures. Les points noirs et les décharges sauvages se reconstituent, au grand dam des Oranais qui avaient pensé que les scènes de laideurs allaient être oubliées. Face à la dégradation de l’environnement à Oran et surtout dans les quartiers peuplés à l’image d’El Yasmine et Es Sabah, les autorités affirment vouloir agir, mais sans convaincre. En effet, les choses se sont réellement détériorées, ces dernières années, avec «des conséquences négatives sur la qualité de vie des Oranais. Sacs en plastique qui bourgeonnent dans les arbres, bouteilles vides qui bouchent les égouts et décharges qui débordent, la situation est grave, en particulier si l’image de la ville est touchée à l’instar du centre-ville dont les ordures jonchent les rues. Pour certains, cette dégradation s’explique surtout par la désorganisation des administrations et un manque réel d’un plan efficace visant à rendre Oran une ville propre. Il faut dire que le ramassage des déchets ne se fait plus de façon efficiente. Cette situation favorise un laisser-aller général et le dépôt anarchique des déchets s’est généralisé, comme dans le centre-ville où il est rare de déambuler sans tomber sur des amoncellements de détritus faisant le festin de chats errants et de rats. Si les administrations portent une part de responsabilité, le citoyen est le premier responsable de la détérioration de la situation environnementale, dira une dame qui regarde impuissante à des gestes qui n’ont rien avoir avec la citoyenneté, suscitant l’émoi. Chaque année, la ville produit des millions de tonnes de déchets ménagers et utilise des sacs en plastique non recyclables, sauf que l’utilisation et le recyclage restent en deçà des attentes. Un état de fait qui rend plus ardue la vie quotidienne des citoyens, craignant des épidémies ou de contracter des maladies outre les odeurs nauséabondes qui se dégagent des amas d’ordures entassées au pied des bâtiments, et assez souvent à proximité des magasins. Les ordures des quelque 03 millions d’habitants de la région de la capitale de l’ouest sont déversées directement dans des décharges improvisés, à ciel ouvert. Aujourd’hui, cette ville à l’expansion galopante et incontrôlable arrive à saturation et se transforme en une bombe écologique et sanitaire. Des voix s’élèvent pour dénoncer le désastre en cours, sauf que la situation est identique dans tous les quartiers d’Oran et les tentatives des autorités locales sont avérées vaines. Enfin, il est devenu essentiel pour les citoyens de changer d’habitudes et permettre aux agents de ramassage de faire leur travail sans embarras.

À propos Islam Rayan

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