Accueil » ÉCONOMIE » Journée parlementaire sur la Banque des semences. Plaidoyer pour un capital génétique au service des chercheurs

Journée parlementaire sur la Banque des semences. Plaidoyer pour un capital génétique au service des chercheurs

Les présents à cette journée parlementaire sur la Banque des semences et son rôle dans la préservation de l’autosuffisance alimentaire, organisée par la commission agriculture, environnement et pêche, au niveau de la Chambre basse, ont exposé les tenants et aboutissants de cette Banque, son rôle et son inefficacité. Tout au long de cette journée, les experts et professeurs à l’université ont passé au peigne fin du rôle de la Banque et du secteur de l’agriculture qui, pour rappel, se place dans la ligne de mire du programme gouvernemental. En effet, la Banque nationale des semences a été inaugurée au mois d’août 2022 par le Premier ministre. Son rôle se limite au renforcement, préservation et à la valorisation du patrimoine génétique agricole national. La sécurité alimentaire, se sont accordés à dire les différents intervenants, reste tributaire de cette Banque de semence qui est indispensable pour assurer la durabilité du système agricole et de la sécurité alimentaire. Sa mission consiste en la conservation et la valorisation du patrimoine génétique agricole et sa protection contre le bio-piratage et l’uniformisation des productions agricoles imposées par la mondialisation. Il s’agit d’assurer à long terme l’autosuffisance alimentaire et ne plus dépendre des importations. Dr Meziane Samia a emboîté le pas au Dr Zine Fatiha, professeur à l’institut des recherches agricoles, pour énumérer les différentes étapes et la stratégie de la Banque pour la récupération de ce patrimoine ancestral. Il faut, par contre, signaler la forte participation de la gente féminine et les doctoresses femmes expertes dans ce domaine à cette journée. Selon les experts rencontrés en marge, ceux-ci considèrent que le débat engagé sur la Banque de semences qui reste tributaire du savoir-faire généticien algérien, est erroné. Cela suppose qu’en l’absence de spécialistes de création de variétés, la Banque de semences en tant qu’infrastructure détentrice des stocks de semences de différentes espèces, végétales ou animales, n’indique pas automatiquement que le pays est épargné de toute importation de semences. Selon notre interlocuteur qui a requis l’anonymat, la Banque génétique n’est en aucun cas le salut ou la solution miracle pour le sauvetage de notre agriculture ; par contre, la mission de la Banque est de contribuer et de mettre, à la disposition des chercheurs et sélectionneurs, un capital génétique susceptible d’être exploité pour ses performances et ses qualités spécifiques dans un domaine (sécheresse, maladies… et besoins alimentaires). Au cours de la séance-débats, tous étaient unanimes à dire que l’absence de la Banque de semence n’est pas le facteur primordial du retard de l’agriculture algérienne dans le développement et ne peut lui être attribué les causes du retard.

À propos NADIRA FOUDAD

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Le SITEV du 30 au 02 juin à la Safex. Une opportunité aux professionnels du tourisme

Le Salon international du tourisme ...

Marché pétrolier mondial. Quelles perspectives à court terme?

Le ministre de l’Energie et ...

Banque Mondiale. 18,5 milliards de dollars de perte à Ghaza

Le bilan de cette agression ...

Agression israélienne contre Ghaza. De nouvelles victimes parmi les journalistes

Reporter sans frontières (RSF) a ...

Lancement du Réseau associatif pour le dialogue et le bon voisinage algéro-africain. Soutien pour les dynamiques participatives

Une convention de partenariat et ...