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Journalistes résidant à l’hôtel El Manar de Sidi Fredj. Ouverture ce 17 Novembre du 1er procès

Avec le départ forcé, partant le limogeage par le président de la République à la faveur du dernier remaniement partiel opéré le jeudi dernier de l’ex- ministre de la Communication Ammar Belhimmer et l’arrivée du nouveau ministre Mohamed Bouslimani. Celui-ci qui n’est autre, pour rappel, qu’un enfant du sérail de par sa longue expérience passée au service du département de ce même ministère, a été limogé via un décret présidentiel par l’ex président déchu. Avec ce retour triomphal au poste de ministre de la communication, la donne sera-t-elle renversée après que des femmes et hommes de la corporation journalistique aient été estés en justice par les responsables du HTT et ceux de l’EGT Sidi Fredj et jetés, en outre, en pâtures en cette crise sanitaire ? La trentaine de journalistes résidant au niveau de l’hôtel El Manar de l’EPE/ GT Sidi Fredj, étaient surpris de cette mesure qu’ils jugent arbitraire de leur expulsion de leur chambre, puisqu’il s’agit, selon eux, d’une stratégie de deux poids, deux mesures. Les raisons avancées sont que le PDG du HTT et celui de l’EGT Sidi Fredj ont fait dans l’amalgame pour avoir adressé des convocations, via l’huissier de justice, uniquement à certains journalistes au détriment de ceux de la télévision, de la radio et de l’APS ? Pour plus de détails concernant cette pratique de favoritisme qui a divisé les journalistes résidents, dont plusieurs attendent depuis 20 ans l’octroi d’un logement décent, le PDG de l’EGT AEK Allouni ( avec preuve à l’appui) a opposé un niet catégorique à notre doléance celle de nous fournir plus de détails sur ce processus d’expulsion  » mi-figue mi-raisin » des journalistes via des plaintes déposées au tribunal de Cheraga section civile, avec en sus des dommages et intérêts que doit lui verser chaque résident et qui sont de l’ordre de 60 millions de centimes. Les journalistes résidents passent du statut de journalistes à celui de vulgaires clients qui ne se sont pas acquittés de leurs arriérés. Selon le communiqué du collectif de journalistes résidant dans ces chambres de substitution à l’hôtel El Manar de Sidi Fredj, ceux-ci dénoncent les pressions exercées sur eux en dépit du règlement du différend avec l’ex SG du ministère de la communication, M.Bouchedjira et le SG du SNJ et celui du CNJA ( Paix à son âme), après confiscation d’une liste nominative des journalistes concernés par cette dérogation, dans l’attente du règlement définitif de leur dossier de logement en suspens, et ce, en Août 2020. Coup de théâtre lorsqu’une année après, AEK Allouni, PDG de cette EGT, récidive et fait fi de toutes ces démarches entreprises et pourparlers entre lui et la tutelle, par recourir via des convocations de justices à des dépôts de plainte contre les journalistes émaillées de diffamations, d’intimidations et menaces d’expulsion via ce plan jugé « machiavélique » concocté entre lui et son juriste, directeur des affaires juridiques et contentieux et intérimaire du PDG selon les propos des contestataires. Avant son limogeage de son portefeuille de ministre de la communication, celui-ci aurait déclaré, selon le dernier communiqué du SNJ, du transfert de ce dossier de la tutelle vers le premier ministre, tel que convenu depuis le début de ce processus. C’est regrettable de constater qu’une mesure prise en faveur des journalistes à cette époque particulière de la décennie noire, où ils étaient exposés à de réels dangers de représailles en raison de leurs écrits sur les événements sanglants qui endeuillaient le pays, soit entièrement remise en question aujourd’hui et en sus, par le biais d’une assignation en justice visant leur expulsion et une obligation de dédommagement exorbitant, sans commune mesure avec leurs ressources financières propres. Pourtant, beaucoup de promesses fermes ont été données par les hautes autorités pour régler définitivement les problèmes de relogement décent de ces professionnels des médias, après la fin de la sinistre période. Notre consœur, N.Foudad, a publié un article édifiant sur les péripéties judiciaires des membres de cette corporation touchés par cette mauvaise fortune. Aujourd’hui, il y a lieu de compter en la clairvoyance de la justice et espérer qu’une décision favorable soit rendue pour mettre fin au calvaire de nos confrères, qui ont besoin d’assurance et de sérénité leur permettant de continuer à exercer leur noble métier dans les meilleures conditions possibles.

À propos NADIRA FOUDAD

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