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Investissement. Le climat des affaires sous haute tension

Les citoyens de la wilaya de Mostaganem n’ont aucune idée de la situation des investissements ni des fâcheuses conditions des quelques unités de production industrielle, surtout depuis les poursuites judiciaires de certains responsables. La crise sanitaire a ajouté sa couche pour freiner l’investissement. Une conjoncture de crise qui a fait de l’ombre à l’activité industrielle aggravée surtout par les turbulences du foncier et un climat des affaires sous haute tension. Toutes les réflexions s’accordent à dire que l’industrie est un secteur vecteur de richesses, pourvoyeurs d’emplois et d’indépendance économique, mais ce secteur à Mostaganem agonise et va à l’agonie à une vitesse vertigineuse d’où destruction automatique d’emplois. En l’absence de chiffres de chômeurs potentiels, on demeure serein mais la crise de l’industrie à Mostaganem est bel et bien présente. Les raisons probables de cette asphyxie sont d’abord le non pourvoi du poste de directeur de l’industrie vacant depuis 2017. Sur le plan des investissements, les projets peinent à faire surface car les services d’accompagnement des investissements hésitent dans l’action, car la phobie du mot foncier (arrêtés de concessions, régularisation de documents, permis de construire, extension, les banques, ANDI et quelquefois de simples autorisations d’exécution de travaux). Pour certaines entreprises, il y a des permis de construire qui ont été sollicités mais qui, une année après, ne sont pas encore délivrés, de simples autorisations de voirie lesquelles six mois après n’apparaissent pas, des arrêtés bloqués au niveau de l’administration des domaines. Le secteur est éprouvé par le ralentissement de l’activité d’accompagnement dans les zones d’activités et les zones industrielles. Ces investisseurs, les vrais, sont excédés par cette léthargie qui perdure. Cette situation les pousse vers le risque de geler les projets entamés. Il y a des investisseurs qui, redoutant l’inconnu, pensent à renoncer à leurs projets même s’ils sont avancés dans la zone industrielle de Bordjia, à Hassi mamèche et à Kouara. A Sidi Ali et dans l’ensemble du territoire Est de la wilaya, c’est le désert industriel. Autres facteurs aggravants, c’est la terreur médiatique d’un journal local qui s’est acharné sur le foncier, l’investissement et sur les promoteurs eux-mêmes. Un acharnement dans l’arbitraire pour des raisons connues par tous. Cette campagne a souillé le secteur et a fait reculer toutes les initiatives visant à développer l’investissement. La production nationale n’est toujours pas protégée et les importations occultées derrière des codes de douane non clairs, n’encouragent guère les producteurs nationaux. D’autre part, la situation pandémique a alourdi le secteur engendrant des situations désastreuses pour certaines usines de production qui ont déjà procédé à des compressions de personnel. On aspire à une nouvelle république, on aspire aux changements, on aspire à faire place aux jeunes, à s’auto-suffire, à produire, à installer des jeunes ministres, à promouvoir le savoir et à relancer les micro entreprises et l’économie du savoir et à conquérir des marchés à l’extérieur, mais on a omis l’action au niveau local peut-être par excès de méfiance. Pour ce qui est des perspectives et des projets industriels de transformation et autres, c’est le flou total. Toutes les analyses mènent à la conclusion que les conséquences vont faire saigner le secteur. Dans l’industrie, aucune feuille de route n’est visible ni par les pouvoirs publics ni du côté des organisations patronales qui sont de tous temps en sommeil profond. Ceci suscite un nouveau débat sur les réelles missions de ces organisations. Aujourd’hui, la relance du plan de redressement de l’industrie doit apporter le sauvetage qu’il faut pour préserver le tissu industriel existant dans la wilaya de Mostaganem.

À propos Abdelmadjid-Lotfi

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