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Investissement économique hors hydrocarbures. L’action locale d’abord

Le sujet de l’investissement économique continue à soulever des incompréhensions, voire des inquiétudes dans le pays, lorsque que l’on voit encore que l’un des indicateurs macro-économiques les plus révélateurs indique que la part des hydrocarbures couvre presque la totalité des exportations. Il faut nous résoudre à admettre que nous avons perdu de vue jusqu’aux notions élémentaires de la construction d’une économie saine, voie incontournable qui mènerait le pays vers le statut de nation émergente. La politique du replâtrage épisodique, du fonctionnement par à-coups, et des décisions improvisées au lieu et place de prospectives à long terme ont fait long feu. Il faut bien se rendre à l’évidence. La dévaluation répétée de la monnaie nationale a été le meilleur moyen de gonfler l’inflation, laminer ce qui reste des couches dites moyennes et envoyer sur le carreau de larges franges vulnérables de la population. Les conséquences désastreuses sur le pouvoir d’achat des citoyens n’ont pas manqué de surgir dès l’entame du mois sacré, sous la forme d’une flambée généralisée des prix des produits de large consommation. Face à une crise structurelle d’une telle acuité, il faut nécessairement retourner à l’orthodoxie économique, par des mutations en profondeur. Beaucoup de bonnes volontés se sont heurtées aux obstacles impersonnels d’une administration rebutante, convertie en lest dans la marche vers le développement, sans parler d’un fouillis de règlementations désuètes, aux antipodes des impératifs d’adhésion permanente et obligatoire au rythme accéléré des évolutions, liées aux activités toujours de plus en plus avides de capital-temps dans la sphère économique. L’Andi qui a succédé à l’Apsi, a montré tout aussi lamentablement ses limites, quand on constate toujours la durée excessive que prend le traitement des demandes jusqu’à leur aboutissement. Les zones industrielles sont, dans leur majorité, encore inexploitables faute de viabilisation et d’aménagement en routes, éclairage, sécurité et réseaux de communication. Et pour certaines, cet état de délabrement perdure depuis des années, pour d’autres depuis des décennies. Cette situation dissuade les investisseurs potentiels même nationaux, et explique la faible capacité d’attirance des investissements directs étrangers. Par ailleurs, les initiatives et les impulsions doivent également exister au niveau local. Les autorités compétentes ont un rôle extrêmement important à jouer à ce niveau qui doit être le point de départ de toutes les initiatives, et faire en sorte que les décisions sectorielles prises au niveau central soient étoffées par d’autres, initiées localement en fonction des atouts spécifiques à chaque région. Le sujet est évidemment (et malheureusement) bien loin d’être épuisé.

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