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Intenses frappes sionistes sur Ghaza. Près de 10.000 morts en 30 jours

Quand des Etats occidentaux agissent en faveur des 240 prisonniers israéliens détenus par la résistance palestinienne et remettent aux calendes grecques les 10.000 morts dans la bande de Ghaza, il n’y a certainement pas photo ni comparaison. Le ridicule qui tue continue de tuer. Le bilan des exactions sionistes contre les civils de la bande de Ghaza ne fait que s’alourdir de jour en jour. Alors que la barre des 10.000 martyrs palestiniens vient d’être franchie ce lundi, les interrogations autant que les inquiétudes refont surface aussi bien à l’ONU impuissante à dissuader Netanyahu réfractaire à cessez-le-feu que dans les capitales arabes musulmanes et occidentales solidaires avec la cause palestinienne. Depuis la seconde guerre mondiale, le monde que nous vivons n’a pas été aussi bouleversé et offusqué par l’ampleur de la tragédie humaine à laquelle fait face aujourd’hui le peuple palestinien dont le seul tort est de délivrer ses territoires occupés afin de recouvrer sa souveraineté et son indépendance comme chaque Etat libre qui se respecte. Près de 10.000 morts en 30 jours à Ghaza tel est le bilan des frappes sionistes cela sans compter les milliers de blessés, les disparus, les arrestations de civils et les violations humanitaires, une «apocalypse» qui dépasserait celle durant les nazis. L’armée sioniste a mené lundi d’intenses bombardements sur la bande de Ghaza coupée totalement du monde depuis la première quinzaine d’octobre et où les bombardements meurtriers ont fait jusqu’ici près de 10.000 morts, en presqu’un mois. Cela intervient au moment où de violents combats terrestres ont éclaté sur le nord et en frontières avec le Liban en dépit des appels pressants à la retenue et au respect du droit à une trêve humanitaire, option que rejette de facto le criminel Netanyahu pour qui il n’y a pas de cessez-le-feu humanitaire tant que les prisonniers israéliens détenus par Hamas et qui dépassent les 200 ne sont pas libérés. Pour les seules frappes sionistes de la nuit du lundi, elles ont causé la mort de 200 personnes palestiniennes dans le territoire nord et la ville de Ghaza. L’armée israélienne qui rechigne à déclarer la réalité de ses pertes aux combats au sol avec la résistance, préfère redoubler de férocité pour donner de l’assurance aux israéliens dont plus de 60 %, selon de récents sondages, sont peu enclin à suivre au millimètre près leur premier ministre déjà sous la coupe d’un scandale judiciaire et de plus en plus isolé et en mauvaises odeurs de sainteté avec certains de ses ministres. L’armée sioniste a lancé lundi matin un nouvel appel aux civils à quitter le nord de la bande de Ghaza, pilonnée sans relâche et sauvagement. Devant un carnage aussi terrible sans pour autant que les arabes confessent leur impuissance, la voie est devenue libre aux principales agences de l’ONU qui tente de colmater les brèches. Ces organisations ont en effet publié dimanche un communiqué commun pour exprimer leur indignation. « Nous avons besoin d’un cessez-le-feu humanitaire immédiat. Cela fait 30 jours. Trop c’est trop. Cela doit cesser maintenant », ont-ils écrit. Dimanche, le dernier bilan officiel comptabilisait 9.770 morts, dont 4.800 enfants, dans les bombardements sionistes. Ces bombardements touchent durement les civils, dans ce petit territoire de 362 kilomètres carrés peuplé de 2,4 millions d’habitants, placé depuis le 9 octobre en état de « siège complet » par Israël qui y a coupé les livraisons d’eau, d’électricité et de nourriture. La bande de Ghaza était déjà soumise à un blocus israélien terrestre, aérien et maritime depuis que le Hamas y a pris le pouvoir en 2007. Le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, dont le pays est opposé à un cessez-le-feu qui avantagerait selon lui le Hamas, a répété dimanche « l’engagement des Etats-Unis pour la livraison d’une aide humanitaire vitale » à Ghaza, lors d’une visite impromptue à Ramallah, en Cisjordanie occupée par Israël depuis 1967. Dimanche, le président turc Recep Tayyip Erdogan a indiqué que son pays « travaillait en coulisses » avec ses alliés régionaux pour tenter de garantir un flux ininterrompu d’aide humanitaire. Dénonçant « le massacre immoral » à Ghaza, il a coupé tout contact avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu et rappelé l’ambassadeur d’Ankara en Israël. Il a aussi décidé de ne pas rencontrer M. Blinken, qui s’est entretenu lundi à Ankara avec son homologue turc Hakan Fidan. La guerre a transformé en champs de ruines des quartiers entiers de la bande de Ghaza et entraîné le déplacement d’1,5 million de personnes à l’intérieur du territoire selon l’ONU. « La situation est très difficile. Il n’y a pas de pain, pas d’eau, rien, même pas d’eau salée. On a vu des cadavres (sur la route), les enfants avaient très peur », a raconté Zakaria Akel, qui fuyait avec sa famille vers le sud. « On n’a rien pour fouiller et dégager les décombres donc les gens meurent et, nous, on ne peut que regarder », se lamentait Saïd al-Najma, dans le camp de réfugiés de Maghazi, dans le centre de Ghaza, où plus de 30 personnes ont été tuées dans un bombardement samedi soir. « Je pleurais en voyant les enfants des autres mourir derrière mon appareil photo, aujourd’hui, c’est moi qui ai perdu mes enfants », a témoigné le photographe de presse Mohammed al-Aloul, qui a perdu quatre enfants, quatre frères et plusieurs de ses neveux et nièces dans le bombardement.

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