Accueil » CHRONIQUE » Impuissance devant le fait maffieux

Impuissance devant le fait maffieux

Il y a quelques semaines de ça, le ministre du Commerce, en collaboration avec des syndicats professionnels des légumes et fruits et l’Union des paysans, avait –rappelle-t-on- autorisé les détaillants, légumiers, fruitiers de s’adresser directement, en vue de s’approvisionner auprès des fellahs, sans passer obligatoirement par les mandataires des marchés de gros. Pour les mandataires, enfin, disons qu’officiellement ils sont désignés par ce qualificatif, c’est un affront à ne jamais pardonner au gouvernement qui a osé prendre une décision pareille, mettant leurs intérêts en péril. Pour répondre à cette provocation musclée, et bien, c’est simple comme bonjour: quelques jours après, nous apprenons que les prix de la pomme de terre et d’autres légumes et fruits sont montés en flèche sur le marché… La pomme de terre dont les prix variaient, au moment des vaches grasses entre 50 et 60 DA le kg, va dans un laps de temps connaître une flambée allant jusqu’à 80 et 90 DA, en atteignant, parfois le stressant plafond des 120 DA, dans quelques endroits… La cherté des prix est constamment et logiquement, selon les lois du marché, liée à la réduction de l’offre face à une montée de la demande, c’est-à-dire une diminution dans la production entraînerait de facto, la montée des prix. Cependant, dans le cas de l’Algérie, la production n’est pas réduite, suite à une diminution de la production dans les champs, pour des raisons ou d’autres, mais, suite à un complot tramé contre l’Etat algérien et le peuple. (Au sujet de la théorie du complot, j’en suis un féru, disons même un maniaque). La production a été stockée de manière illégale, afin de fomenter une pénurie et du coup, aboutir à une flambée des prix, sur les marchés. C’est, en effet, ce qui a été révélé suite aux investigations menées par les services de sécurité et démontré, films à l’appui, sur les chaînes TV nationales. Des hangars à grandes superficies, pleins à craquer de pommes de terre et d’autres denrées nécessaires pour la survie du citoyen. Voilà, ce qu’attendait le citoyen de son gouvernement …Ce n’est autre que le recouvrement de l’Etat -ou ce qui en reste-, de ses prérogatives constitutionnelles, de sa puissance légitime face au fait accompli, mis en place par les réseaux maffieux qui ont eu main basse sur les potentialités du pays. Le capital qu’il soit légitime, agissant dans les cadres des lois de la République, sans avoir l’intention de surpasser cette République ou qu’il soit un capital illégitime, agissant en parallèle des lois et des règlements, ne devrait pas porter atteinte au principe irréversible de la suprématie de l’Etat sur tous et sur tout…

À propos Abdelkader Benabdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

La France panique face à l’extrême droite

«On vit une période qui ...

Il ne reste plus rien à Ghaza !!

Il ne reste plus à ...

Est-il temps de réformer le Conseil de sécurité (ONU)?

A vrai dire, c’est tout ...

L’Aïd éclipse tous les autres sujets

C’est surtout.. Les prix du ...

BAC : Les épreuves de l’angoisse

C’est le passage obligé vers ...