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Importation de véhicules: du nouveau!!

Un des plus troublants domaines de la manigance, et de par son utilité de plus en plus pressante, le domaine des importations de véhicules constitue un milieu – si je puisse dire – très exposé aux convoitises des uns et des autres. Les luttes ne concerneraient pas uniquement les concessionnaires, les revendeurs, les grossistes de la pièce détachée et les courtiers, mais également la concurrence sans merci entres les pays industriels, cherchant à se faire une part dans le très prometteur marché algérien des produits mécaniques. Avec une capitulation presque totale, devant la suprématie des opérateurs économiques dans ce domaine, l’Etat algérien, par le truchement de ses services concernés par ce créneau, serait devenu un simple observateur sur la scène. Un affaiblissement du rôle des services publics rendu dangereusement inefficace, grâce justement, par une forme «d’institutionnalisation» qui ne dit pas son nom, de la corruption. Une imposante présence des opérateurs – évidemment légaux et illégaux – aurait mis à l’écart le respect des lois et des règlements de la République … Actuellement et selon les dernières nouvelles -officielles et officieuses- le nouveau régime en place, depuis deux ans, ayant donné promesse au peuple, d’instaurer –coûte que coûte- une nouvelle République, c’est-à-dire, rompre avec les anciennes et actuelles pratiques fallacieuses, voudrait -parait-il- reprendre les choses en main. C’est quoi au juste tout ça ? Et bien, c’est désormais, tout le monde va rentrer dans l’ordre. Le domaine des véhicules et de tous les produits mécaniques n’est pas le seul qui aurait échappé au l’œil vigilant des lois et de l’autorité de l’Etat. L’ancien système qui a duré depuis l’avènement du pluralisme politique et de l’économie de marché, se serait–il désister de ses missions et attributions constitutionnelles, au profit des opérateurs économiques ? Alors que ces derniers devraient, normalement, agir en toute liberté et en toute conscience, selon les principes universels du marché libre, sans pour autant imputer l’Etat de ses prérogatives confirmées par les textes juridiques. Exprimé autrement : sans piétiner sur les lois et les règlements en vigueur. Un opérateur économique privé, remis à sa place, est un pivot de l’économie nationale et le premier créateur de la richesse à son propre profit et au profit de sa patrie. Une «alliance sacrée» entre le privé et le public, conclue sous l’égide d’un solennel respect des lois de la République, loin des funestes tentations de la corruption, est susceptible de sauver un pays frôlant le précipice et le remettre sur pied.

À propos Abdelkader Benabdellah

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