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Il était une fois, la légende du grenier

Il était une fois quand l’Algérie était le grenier de l’Europe, de toute l’Europe. Lors de la crise alimentaire provoquée en France par une longue disette et les retombées négatives de la Révolution française, le Directoire avait demandé au gouvernement du Dey d’Alger des charges de blé pour faire face à la famine qui y sévissait, sévèrement. Le blé a été acheminé au temps convenu, vers la métropole, mais sa facture en franc-or n’a jamais été réglée, jusqu’à l’heure actuelle. En principe et si le pays était un Etat respectable et respectueux, il n’y aurait nul besoin, ni du blé français, non plus celui des russes. L’Algérie avec une population dépassant les 40 millions d’habitants, dont les 70% sont des jeunes en pleine capacité, capables de faire fondre les montagnes. Une superficie continentale, dont la surface des terres arables dépasse les 07 millions d’hectares, sans parler des grandes étendues en friche, prêtes à être bonifiées. Une rente en devises, annuellement garantie par l’exportation des hydrocarbures qui se comptent en milliards de dollars. Nous avons à notre disposition, toutes les conditions requises pour une agriculture épanouie, pouvant créer une autosuffisance et se tourner, ensuite vers l’exportation. Arrivés à ce stade, nous n’aurons plus besoin d’importer du blé que ce soit, de chez le russe ou de chez le français. L’eau, l’agriculture et autres matières essentielles, sont devenues des armes politiques aux mains de ceux qui possèdent un excédent contre ceux qui n’en possèdent insuffisamment, ou rien. Or, ce qui manquait justement, aux trois conditions précitées, c’est bien la volonté politique, assaisonnée d’un amour sincère et juste pour ce pays. Si l’on sert un pays sans l’aimer vraiment, l’on va obligatoirement, se transformer en un cupide mercenaire en quête de sous. Pourquoi a-t-on eu recours à l’importation, de France précisément, pour s’approvisionner en blé au cours des années ayant précédé le Hirak. C’était, en effet, une moyenne annuelle de 600 millions d’euros, déboursée par le gouvernement de l’époque, contre une quantité de blé avoisinant les 07 millions de tonnes. Pourquoi la France? Parce que quelques-uns de nos gouvernants de l’époque étaient constamment, préoccupés par la situation économique de la «mère patrie». Ensuite, c’est plus pratique…puisque les caisses de la République « couscoussière » sont renflouées, comme aimaient dire les Français à propos de l‘ancienne nouvelle colonie. Pourquoi donc se casser la tête, dans des projets agricoles ou de mise en valeur des surfaces en friches.

À propos Abdelkader Benabdellah

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