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Il a effectué une Omra puis rallié la France. Belmadi a fui le Qatar et la Coupe du Monde

Alors qu’en dépit de la non-présence de l’Algérie, il aurait pu suivre cette Coupe du Monde en tant que spectateur privilégie, vu le lien historique qu’il entretient avec le Qatar et son domicile qui se situe juste en face au grand stade de Lusail, Djamal Belmadi a préféré fuir Doha pour la France. Avant de rallier son pays de naissance, le sélectionneur national était en Arabie Saoudite où il a effectué une Omra, question de se ressourcer, de se changer les idées et de puiser une forme de sérénité doublement nécessaire en ces temps de frustration continue. On a beau le chercher, dans les quartiers huppés de Doha, dans les salons feutrés ou même aux alentours du Lusail Stadium, qui accueillera la finale et qui se trouve à deux pas de son domicile familial, Djamal Belmadi n’y est pas. Le fait que le mondial se déroule chez lui, mais sans lui l’a «détruit mentalement» souligne un de ses voisins car «plus que le commun des Algériens, frustrés d’avoir raté la plus belle et plus prestigieuse compétition internationale, c’est l’Algérien le plus attristé et, de loin, le plus déçu de ne pas être à la Coupe du Monde Qatar-2022». C’est que l’ancien joueur de l’Olympique de Marseille en parlait avec des yeux qui brillaient, notamment au moment où il était en plein boom avec les Verts, champion d’Afrique en titre et 2ème meilleur performeur de l’histoire en matière d’invincibilité internationale. Il rêvait d’une Coupe du Monde «à domicile», au Qatar, où il a refermé le chapitre de sa vie de joueur de haut niveau et entamé sa carrière d’entraineur et établi son QG familial. «J’ai pris mes fonctions d’entraîneur au Qatar en 2010. Ma carrière aurait pu démarrer et se terminer très vite, parce que les résultats, et les résultats seuls, parlent pour vous. Aziz Bourras et moi, nous rêvions déjà de l’Equipe Nationale et nous parlions entre nous de ce que serait de la diriger pendant une Coupe du Monde. En plus, si nous y arrivons, le Mondial se jouera au Qatar, où j’ai débuté comme entraîneur. J’ai l’impression que les planètes s’alignent» lâchait-il, pour rappel, l’année dernière à pareil mois. «En termes de probabilité, le fait de disputer la Coupe du Monde dans un environnement aussi familier, c’est limite de l’ordre du film. On y pense, on se dit que c’est cette fois ou jamais» rêvait les yeux ouverts, l’architecte du sacre en Egypte que toute l’Afrique du football voyait déjà à Doha au vu de la puissance que dégageait l’EN à cette époque précise. «Nos joueurs ont une histoire avec le Qatar. Baghdad Bounedjah par exemple, il a marqué le football de ce pays, la Coupe d’Asie aussi. Connaître son environnement, jouer à domicile, ceux qui n’ont pas joué au football ne savent pas ce que c’est. Quand on joue à domicile, on a un sentiment de confiance, on est à l’aise, c’est indescriptible et la différence est palpable par rapport aux matches à l’extérieur. Le Qatar est un peu notre deuxième pays. On a beaucoup de joueurs là bas, comme Belaili, Bounedjah, Benlamri, même si j’espère que nous n’en aurons pas trop non plus d’ici là!» assumait-il, non sans se référer à la place qu’occupe cet évènement dans l’histoire du football moderne. «Il faut bien être conscient que l’édition 2022 sera la dernière version de la vraie Coupe du Monde. C’est ce que j’ai expliqué à nos joueurs dans l’avion qui nous ramenait du Caire le 12 novembre dernier. Après ce mondial, il y aura 48 équipes. Quand il devient plus facile d’y accéder, la Coupe du Monde perd de son charme» ne cessait-il de rappeler. L’élimination face au Cameroun, le 29 mars dernier, au stade Mustapha Tchaker a, cela dit, brisé en mille morceaux ce rêve vert de Djamel Belmadi. Pour tenter de le reconstruire, le driver national s’est envolé en France où il tente, assure ce même voisin et confident qatarien, de convaincre les éléments franco-marocains ciblés à même de pouvoir les accueillir en vert dès le mois de mars prochain. pour un nouveau départ post-Coupe du Monde, un nouveau printemps et un nouveau rêve. Rachid B.

À propos Rachid.BELARBI

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