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Hygiène, Environnement et Gestion de la commune. Est-ce si difficile de relooker la ville de Saïda?

Une question qui restera à coup sûr sans réponse. Chaque samedi de la semaine, le wali part en guerre contre la saleté qui a fait de Saïda une des villes les plus crasseuses du pays. Samedi dernier, c’était la cité du 5 juillet qui a fait l’objet d’une vaste opération de nettoiement. Une opération initiée sous le slogan « Ensemble pour que Saïda soit propre ». Cette opération va cibler d’autres quartiers de la ville. Une question s’impose : Cette déliquescence du cadre de vie du citoyen est-elle due au laisser-aller des élus ou à la carence civique du citoyen ? Car l’hygiène ce n’est pas seulement les poubelles à ramasser et les rues à nettoyer mais c’est aussi et peut-être surtout la salubrité intra-muros là où vivent et évoluent les travailleurs dix à douze heures par jour. S’il est indéniable qu’en matière d’hygiène et d’environnement chacun à sa part de responsabilité, il n’en demeure pas moins que l’administré, lui, ne dispose ni des moyens financiers ni de l’autorité légale : ces 2 instruments que seuls les pouvoirs publics possèdent et surtout les 2 instances élues (APW-APC), peuvent et doivent utiliser dans le cadre d’un programme de gestion et de promotion socio-urbaine probablement bien défini. Or la nette impression qui se dégage de la manière dont la commune de Saida est « gérée » ( le mot est très fort ) c’est que depuis des années, seuls le pis-aller, l’improvisation, le bricolage, les affaires juteuses, à croire que l’APC est devenue la Caverne d’ALI BABA avec en plus une démarche « managériale » anarchique qui caractérise un semblant de prise en charge de Saida. Le laxisme assez souvent, l’incompétence avérée ainsi que la négligence des uns, encouragent l’incivisme et l’indélicatesse des autres.
Le constat est amer en tous cas et pour être rationnel – c’est plutôt le choix des hommes qui n’a jamais été judicieux. En attendant, comme dit le proverbe : « Autant en emporte le vent » et « Comme on fait son lit, on se couche ». Et dire que lors d’un concours de la ville la plus coquette d’Afrique du Nord en 1956, Saïda avait supplanté Djerba de Tunisie et Ifrene du Maroc. Aujourd’hui, il est navrant de constater cette situation déplorable du chef-lieu de wilaya. Saida n’est plus la Radieuse comme son nom l’indique. Un responsable dira, en aparté, que les Imams doivent être sollicités en demandant aux fidèles d’être « propres d’esprit et de corps ». Ne dit-on pas que la Propreté est la moitié de la Foi.

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