Accueil » CHRONIQUE » Hommages à tous nos intellectuels disparus

Hommages à tous nos intellectuels disparus

Il y a quelques jours, nous a quittés le Dr Hadj Meliani, une figure intellectuelle de la ville d’Oran, puisque il y est né, il y a de cela 70 ans et également, une figure algérienne qui s’est totalement investie dans la recherche scientifique où il y avait clairement laissé son empreinte. Or, je préfère laisser ça, à une étude plus fournie retraçant son itinéraire scientifique et ses mérites, suite à une production intellectuelle, ayant pourvu la bibliothèque nationale d’une multitude d’œuvres importantes. Oui, ainsi nos intellectuels partent en silence. Il ne s’écoulerait pas une année, sans que un, deux, parfois, jusqu’à trois figures emblématiques du paysage culturel ou scientifique national passent outre-tombe à jamais, pour ne plus revenir parmi nous. Il n’y aurait que leurs œuvres ou chefs-d’œuvre qui témoignent de leurs passages, après avoir accompli leurs missions intellectuelles parmi les leurs. En enseignant, en rédigeant, en accomplissant des recherches et en conclusion, en apportant leur plus, au grand processus du savoir et aux interminables parcours de la connaissance humaine. Ce sont, comme disait une maxime, des bougies qui se brûlent aux fins d’éclairer le bon chemin aux autres. Le chemin sacré de la connaissance. Un hommage serait trop peu en vue d’étaler tous les mérites d’un intellectuel, là où il se trouvait. D’ailleurs, le savoir n’a pas de race, de langue ou de nationalité. Le savoir est humain et dépasse la notion de frontière. Ainsi, un intellectuel porte une quelconque nationalité, en tant que personne. Mais, son savoir illumine tout le globe terrestre et captive chaque personne intéressée du genre humain. Je ne sais pas encore, si en Algérie, nos intellectuels, que ce soient, ceux qui sont toujours, en vie ou ceux qui nous ont quittés, récemment ou il y a longtemps, ont reçu les considérations qu’ils méritaient, de la part des pouvoirs publics et si l’intellectuel toujours en vie, aura besoin de mener une vie protégeant la dignité et l’orgueil d’un intellectuel et ce, sur le plan moral et matériel. Un intellectuel qui a déjà disparu, aura, lui aussi, besoin que sa mémoire et ses œuvres soient protégées par nous tous, gouvernants et gouvernés et c’est quand nous respecterons nos intellectuels, nos artistes et toutes nos personnalités réussies dans n’importe quel domaine de la vie, aussi profondément, que nos joueurs et nos sportifs, c’est à ce moment-là que nous pouvons prétendre à la réussite en tant que nation. D’ailleurs, une nation qui ne connaît pas encore la valeur du savoir, et de facto la valeur des gens du savoir, n’est pas une nation qui pourrait se postuler à atteindre les rangs supérieurs…

À propos Abdelkader Benabdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

C’est quoi au juste l’information de proximité?

Selon notre avis chétif et ...

De la patate à l’huile de table La tragédie continue

Il y quelques jours, nous ...

Cartable lourd et tête vide

Le cartable de l’élève est ...

Des pétards en milliards

Ce sont des milliards qui ...

L’impossible discipline contre la Covid

Depuis son entrée solennelle dans ...