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Hausse des prix et gaspillage… Paradoxe

D’une part, la grogne monte à chaque mètre carré à cause de la cherté de la vie, qui n’est pas une illusion, mais qui a pratiquement défié tout entendement. Donc, Il n’y a pas à surenchérir là-dessus. D’autre part, lorsqu’on constate ce phénomène du gaspillage ayant dépassé les bornes de la tolérance, l’on est vraiment devant un paradoxe qui nous laisserait perplexe. En voyant ça, on se demande et on s’interroge innocemment, comment cette situation aurait été, s’il n’y avait pas cette cherté de la vie ? je ne chercherai guère par le biais de cette thèse à justifier les hausses des prix qui ont, sans le moindre doute, esquinté la plupart des familles algériennes.. Mais, toutefois, nous sommes devant des faits irréfutables, devant une réalité vécue et pas devant un récit féerique. Pour les politiques, il faudrait penser, tout d’abord et avant toute chose -inflation- Il faudrait éviter à l’économie nationale et aux finances de l’Etat de tomber dans le périlleux engrenage de l’inflation et ses conséquences fatales. On sait que ce sont les pauvres qui vont payer par leur peau les suites graves de ce genre de décisions. Le pauvre et c’est toujours le pauvre qui va être exposé sur l’autel des sacrifices afin de sauver la « patrie ». Je ne crois pas que le pauvre qui achète le sachet de lait à au moins 50 da et la sardine à 800 da qui oserait gaspiller le moindre bout de pain. Excepté le pain –normal non amélioré – tous les autres prix des produits alimentaires se sont multipliés par deux, trois ou quatre fois par rapport à la même période du ramadhan 2021. Ce sont, en effet, les grosses bourses qui peuvent se permettre les poissons les plus chers, les bananes à 800 da le kg et les dattes à mille dinars qui ne trouvent pas la moindre objection pour jeter dans la poubelle la moitié de la table du Ftour. Ce sont ceux qui ne se plaignent jamais des hausses des prix, mais uniquement de l’indisponibilité des denrées. Et, si j’avais un rendement journalier de 10 milles da par jour, j’aurais peut-être fait la même chose. Ce sont en effet, quelques citoyens qui ne savent plus compter ou peser leur argent qui pratiquent le gaspillage. Ce sont, en fait, les contrastes qui se trouvent chez toutes les sociétés et toutes les nations. Justement, le rôle « constitutionnel » de l’État consiste, en plus de la lutte contre les gangs des pénuristes et des spéculateurs, à penser que la plupart des citoyens de la république ne sont pas des ministres.

À propos Abdelkader Benabdellah

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