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Hausse des prix des aliments de bétail et de poulet. Prémices d’un Ramadhan très chaud

Alors que le Ramadhan est sur les portes d’où la nécessité à l’Etat de se préparer convenablement pour que tous les produits soient disponibles et à prix raisonnable, les prix des aliments de bétail et de poulet sont en constante augmentation. En fait, la cherté de l’aliment du bétail met dans le désarroi les éleveurs qui se voient obligés de dépenser jusqu’à 3000 Da de plus sur le « qintar » de l’aliment. En effet, l’envol soudain des prix des aliments indispensables pour un bon élevage tel que pratiqué ces dernières temps, met en échec les tentatives des éleveurs qui entendent hisser la production nationale et par là même stabiliser les prix. Devant l’incapacité de s’approvisionner en quantité nécessaire, nombreux sont ceux qui se retrouvent poussés à se délester d’une partie de leur cheptel à des prix dérisoires à leur grand regret. En témoignent les prix à la baisse affichés dans les marchés à bestiaux. «J’étais habitué à faire avec les légères hausses des prix sur les compléments alimentaires sur le marché, mais cette fois, les prix se sont envolés au point où je pense à jeter l’éponge», dira un éleveur de poulet qui se dit outré par cette situation peu commode pour un jeune en début de son aventure avec l’élevage. A vrai dire, la dernière hausse a mis dans l’expiatoire les jeunes éleveurs qui n’arriveront pas à amortir ce surplus de dépense. A vrai dire, le prix actuel de l’aliment exclut toute rentabilité de l’activité, affirme-t-il. Or, la tendance haussière est perceptible du côté des marchés de l’ouest du pays, explique cet éleveur qui se dit étonné par les affiches dans les marchés. Cette hausse a précipité une affluence record d’éleveurs tentant d’écouler leurs moutons à des prix bradés, étant qu’ils n’ont pas les moyens pour les garder. Et pourtant, malgré la chute des prix, les achats sont restés timides, a-t-on constaté au niveau du marché du samedi à El Kerma. Face à cette situation critique, les éleveurs appellent le ministère de l’Agriculture à intervenir pour tout au moins casser l’envolée des prix des aliments causée essentiellement par les spéculateurs. Ces derniers, sans scrupules, acquièrent des volumes d’orges très importants par des canaux illicites et les écoulent en temps propice, c’est-à-dire quand la demande des éleveurs en la matière se fait ressentir, explique notre interlocuteur. Il faut dire que la crise sanitaire a fait son effet en contribuant à la hausse des prix des aliments. Autrefois, un approvisionnement régulier de l’élevage a pu être maintenu, mais la conjoncture actuelle a fait en sorte de dérégler le système mis en place. Enfin, c’est les consommateurs qui seront, en fin de compte, pénalisés par des prix hors de portée ne permettant pas de passer un Ramadhan sous de bons auspices.

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