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Hassi Labiod vit dans le calvaire. Loin des yeux, loin du cœur

Alors que d’autres agglomérations bénéficient chaque année de projet de développement destiné à désenclaver les villes éloignées et mal servies, Hassi Labiod vit toujours dans le calvaire de l’oubli. Délestages électriques, routes impraticables et chômage sont les principaux soucis des habitants. A tout cela, s’ajoute l’effet désastreux de l’oisiveté sur les jeunes de la localité. Cela sans évoquer les robinets à sec. A vrai dire, les jeunes sont livrés à eux-mêmes, indique un vieux qui habite la région depuis des années. Les habitants éprouvent un profond sentiment de marginalisation. En effet, malgré les requêtes des citoyens formulées auprès des autorités aussi bien communales que de wilaya, la situation reste la même, précise un trentenaire, en chômage. Cela se passe alors que le nombre des habitants de cette localité a augmenté sensiblement depuis le dernier recensement. La taille de la localité devient également plus importante. Les autorités sont conscientes de cette situation mais la réaction tarde à venir, estime-t-on. La gestion d’une commune de la taille de Hassi Labiod n’est pas aisée, eu égard à son étendue et sa démographie galopante, indique notre interlocuteur qui affirme que seules les bâtisses ont augmenté alors que les infrastructures d’accompagnement sont en retard. Sans aucun espace de détente, si ce ne sont les quelques terrains de jeu dont l’état laisse à désirer, les adolescents se laissent facilement guider vers des fléaux sociaux. Les associations sportifs et culturelles sont presque inexistantes et se comptent sur les doigts de la main à Hassi Labiod, seules quelques groupes participent à la prévention de la délinquance. L’agglomération, qui ne fait que s’étendre et devenir plus peuplée, est pratiquement dans l’impasse. Enfin, il est utile de rappeler que cette agglomération vit principalement de l’agriculture alors que ces enfants fuient la ville en quête de travail à Oran.

À propos Islam Rayan

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