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Hantée par la honte du 17 Octobre

L’ex-puissance coloniale est toujours, hantée par ses crimes, même si elle se donne une certaine impression, qu’elle s’en moque éperdument. Pas uniquement du sinistre carnage commis un certain 17 Octobre 1961, par noyade dans la légendaire Seine, mais évidemment, ceux commis au cours de la longue nuit coloniale – pour reprendre l’expression du défunt Ferhat Abbas -, ayant durée 132 ans et par extension, tous les crimes commis, au cours de la « mission civilisatrice de la France » en Afrique, en Asie, au Moyen Orient. Ce sont, au fait, des centaines de millions de populations de ces deux continents qui ont subi un génocide –ou des génocides- qui refuse, toujours de dire son nom. La France officielle, quand elle essaie d’expliquer à ses enfants des générations montantes n’ayant pas vécues les atrocités de leur douce France, ce qu’elle faisait chez les autres. C’est toujours, la prétendue mission civilisatrice qui est évoquée. La même « mission civilisatrice » avait réussi à réduire les populations amérindiennes, d’environ une centaine de millions à quelques centaines de milliers. En effet, les martyres de la Seine de ce fameux 17 Octobre 1961, sont sortis dans la rue pour revendiquer tout simplement, les mêmes demandes, presque identiques à celles revendiquées par les éléments de la résistance Française pendant l’occupation allemande nazie. Un concours de circonstances voulait que d’autres puissances entrent en scène, en pleine crise de cette deuxième guerre pour sauver ou aider la France de la grandeur à se débarrasser de l’emprise nazie. Aucune personne possédant un brin de dignité ne pourrait qualifier le résistants français de terroristes ou de hors la loi. Mais, la mégalomanie et l’égoïsme raciste ont leur propre logique de considérer les choses. Pourtant, c’est en France qu’il a y eu la première déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen en 1793. Elle était un des premiers pays ayant ratifié la déclaration des droits de l’Homme des nations unies de 1948….De là, l’on peut bien logiquement, déduire que les français ont une acception, un peu spéciale, à-propos de la définition du terme Homme. L’on demande à la victime de pardonner, pis encore d’oublier ou même de s’atrophier la mémoire…En revanche, un bourreau dont les actes criminels n’ont pas à être démontré, incité par une supériorité mégalomane, refuse de reconnaitre une histoire entachée de sang, pourtant réelle et pas du tout manigancée, aux faits dûment établis. Le crime de la noyade du 17 octobre, n’était pas une erreur ou un « acte manqué ». C’était un crime où tous les éléments juridiques établissant ce fait, sont réunis, selon les textes en vigueur sur toute la planète.

À propos Abdelkader Benabdellah

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