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Halte à la violence faite aux femmes !

Le nombre d’affaires enregistrées, relatives aux différentes formes de criminalité, avait, selon des services de la Police judiciaire, atteint 258.171 en 2020 dans lesquelles 246.200 individus ont été impliqués et dont 184.777 affaires ont été traitées, soit 71,57%. Un nombre qui fait froid au dos. Les indicateurs principaux des crimes enregistrés en 2020 par rapport à 2019 « démontrent une hausse nette de la criminalité sous toutes ses formes », selon le directeur de la police judiciaire. Ces affaires concernaient, particulièrement, les crimes et délits contre les individus et les biens outre les crimes économiques, familiaux, cybernétiques, de drogues et de mœurs. Au sujet de la violence faite aux femmes, 6.782 affaires ont été enregistrées dont 4.839 en rapport à la violence physique et 163 autres à la maltraitance. Ces chiffres ne concernent que les affaires traitées par la police. Avec celles traitées par la gendarmerie nationale, le bilan est lourd. La violence est là et elle est partout. La drogue est aussi un facteur de cette hausse de la violence et des crimes. Aujourd’hui, l’Etat devrait axer ses efforts pour protéger la femme et les enfants. Cette violence faite aux femmes et aux enfants est un indicateur que la société va très ma. Les médias devront s‘impliquer contre cette violence faite aux femmes. A chaque cas de féminicide, les télévisons, les radios et la presse écrite devront accorder du temps ou de l’espace pour dénoncer le crime et sensibiliser la société contre une telle violence. L’Algérie est endeuillée après le meurtre de la journaliste Tinhinane Laceb. Mais au lieu de se focaliser sur ce crime, une certaine presse s’est focalisée sur la nature du crime soit qu’elle ne serait pas égorgée mais serait tuée par son mari. Et pourtant, un crime est un crime. Elle laisse derrière elle deux enfants. Comment vont vivre ces deux enfants ? L’an dernier, le nombre de féminicide a atteint 57 alors qu’en 2019, il a été relevé 75. Nous sommes, aujourd’hui, au troisième féminicide. La société civile et l’Etat devraient assister les associations féministes et les femmes à une campagne contre la violence qui leur est faite et laisser les associations prendre la parole dans la rue pour sensibiliser le citoyen contre cette violence. Les institutions de l’Etat doivent « agir » et réagir à cette violence.

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