Accueil » Point de Vue » Guerre et pétrole

Guerre et pétrole

Paraît-il, nous sommes en train de passer à l’étape suivante quant au conflit opposant les puissances occidentales et russes. La guerre en Ukraine qui a été déclenchée, il y a dix mois de ça, serait en train de se faire par le biais de l’asphyxie économique. Les Européens, afin de ne pas envoyer leurs enfants se faire tuer en Ukraine, viennent de décider un embargo contre le pétrole russe. Cette mesure belliqueuse serait-elle l’arme fatale en vue de pousser Poutine à la capitulation ? Je ne crois pas que cette décision saurait mettre à genoux un téméraire comme Poutine. La Russie possède des avantages géographiques, démographiques, recelant des richesses incommensurables, rendant facilement inutile, toute tentative de recourir au blocus économique. A notre avis, les Occidentaux finiront par céder aux caprices du légataire des grands tsars du Kremlin. Une personnalité stalinienne dure comme un «stal», justement, adorant se mesurer à ses adversaires par ce genre de «bras de fer». Apparemment, il y a des non-dits et des zones d’ombre, dans ce conflit, avant et après son déclenchement. Pas mal d’observateurs penseraient que Poutine aurait été piégé par ce conflit par les Américains et leurs alliés occidentaux ; quant à d’autres, ils estimeraient que c’est Poutine qui aurait voulu sortir d’une crise forte entre la Russie et ses adversaires occidentaux du stade diplomatique et des conspirations de coulisses à l’affrontement direct. Ainsi, voudrait-il, peut-être, mettre à l’épreuve la deuxième plus puissante armée de la planète? Effectivement, l’armée russe n’a pas été à la hauteur de nos attentes, nous les petits observateurs «non-alignés». Nous croyons sincèrement que l’armée de Poutine allait tailler en pièces les forces de ses adversaires ukrainiens, au plus tard, dans quelques semaines. Dix mois sont écoulés et la situation est toujours à la case départ. Et ce, en dépit des pertes énormes subies, sur les plans financiers et militaires par l’armée russe et du coup par l’Etat russe. Donc, l’histoire d’impliquer le pétrole dans le conflit serait une façon d’insister sur le volet économique de ce conflit, ce qui aura à impacter l’aspect social et de facto, le bien-être et le niveau de vie des citoyens dont une large portion serait carrément opposée au fait de déclencher une invasion contre un pays voisin. Les jeux et les enjeux des grandes puissances de la planète, basés sur les intérêts et l’hégémonie, sont supérieurs par rapport aux considérations sentimentales du voisinage et de l’histoire commune. L’embargo sur l’exportation du pétrole russe irait-il aboutir aux fins escomptées? Wait and see!!!

À propos Abdelkader Benabdellah

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

Le dessalement: une option stratégique

Face à l’indisponibilité de l’eau, ...

2027, serait-elle, l’année de l’émergence?

C’est une thèse qui n’est ...

Les vents des présidentiels

A cinq mois des élections ...

L’Etat des investissements en Algérie

Avant de penser à donner ...

Ghaza, la Nekba de plus

Nous sommes au 223ème jour, ...