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Gestion de la politique monétaire et préservation de la valeur du dinar. L’important rôle de la Banque d’Algérie

La Banque d’Algérie a depuis sa création pris sur ses bras, seule, la gestion des capitaux économiques et financiers du pays. Le rôle des autres banques resté toutefois «secondaire» ou minoritaire malgré de petites «réformes», n’a pas su s’aligner ni s’adapter aux défis de la Banque historique nationale. Un rôle considéré pourtant «très important» dans le développement des échanges internationaux et pouvant par ailleurs assurer la dynamique du contrôle du commerce et le suivi de l’évolution de la croissance des activités relatives à l’import et à l’export comme le fait jusqu’ici la Banque d’Algérie. Il serait certain que les petites banques ne jouaient pas souvent leur rôle qui consiste par exemple à allouer des crédits ou à promouvoir les investissements. Pourtant, il s’agit, selon les experts, d’un «levier» incontournable du développement économique et financier du pays ainsi que de l’accompagnement. Quelles perspectives pour les banques algériennes dans une «Algérie nouvelle» qui enregistre sans cesse une croissance galopante et un redéploiement de l’investissement notamment étranger après une longue décennie de léthargie ponctuée par trois années de conjoncture pandémique et son corolaire un ralentissement des importations? Faut-il dans ce cas, s’attendre à un «sursaut d’orgueil» de nos banques malgré certaines difficultés économiques ? Aujourd’hui, il est permis de dire aisément que la Banque d’Algérie a, d’ores et déjà, fixé sa politique monétaire. Mais de nouveaux défis l’attendent. Pourquoi ? Le Premier ministre, M. Aïmene Benabderrahmane, a mis sur orbite les orientations nécessaires afin d’asseoir aux banques leur véritable rôle celui consistant, en premier lieu, à promouvoir le développement. Cela s’apparente plus à une «feuille de route» que préconise le Premier ministre afin de mettre la Banque d’Algérie devant de nouveau défis et enjeux futurs sans oublier le fait que la Banque d’Algérie est une institution financière et monétaire algérienne. Jusqu’ici, le secteur financier et monétaire était seule confrontées aux aléas économiques au plus fort de la crise sanitaire du moment qu’il a su sortir les astuces en injectant de l’argent fou pour ne pas pénaliser les activités économiques du pays ce qui supposait une surcharge étant donné que d’autres banques ne joueraient pas souvent le rôle clé qui leur est incombé. Comment les redynamiser et va-t-on vers la multiplication des banques privées afin de fructifier par exemple les échanges extérieurs ? Le Premier ministre pose les jalons d’une nouvelle politique en matière de promotion du rôle de la Banque d’Algérie. Il a souligné, lundi à Alger, «l’importance du rôle de la Banque d’Algérie dans l’accompagnement et l’encadrement du développement économique et financier du pays». Dans une allocution prononcée à l’ouverture des travaux de la conférence sur les défis futurs des banques centrales, organisée par la Banque d’Algérie à l’occasion du 60e anniversaire de sa création, M. Benabderrahmane a précisé que la Banque d’Algérie, dont la création participe du recouvrement de l’indépendance et de la souveraineté et constitue un jalon dans l’édification de l’Etat-nation, joue un rôle important dans la gestion de la politique monétaire et la préservation de la valeur du dinar algérien qui est un des symboles de l’Etat. La Banque centrale algérienne « a veillé depuis sa création à accompagner et encadrer le développement économique et financier du pays en dépit des défis de taille rencontrés, et ce, grâce aux mécanismes qu’elle a adoptés en accord avec les choix de développement opérés à chaque étape de l’histoire économique de l’Algérie, d’une part, et grâce au sens de la responsabilité et au dévouement de ses cadres et agents, d’autre part », a soutenu le Premier ministre. Il a, dans ce contexte, mis en exergue les performances de la Banque d’Algérie pendant la pandémie de Covid-19 et le génie dont elle a fait montre dans la mise à disposition des fonds nécessaires pour assurer la continuité de l’activité économique dans cette conjoncture. « Bien qu’elle jouit d’une grande autonomie, la Banque d’Algérie a veillé à coordonner entre la politique monétaire et la politiques budgétaire et à accompagner le Gouvernement sur les questions financières, ce qui a permis de surmonter les difficultés financières découlant des chocs extérieurs », a ajouté le Premier ministre. Au sujet du développement de la Banque d’Algérie depuis sa création, le 13 décembre 1962, M. Benabderrahmane a précisé que les moyens humains et matériels de l’institution sont passés de 240 agents, dont seulement 10 cadres répartis sur six agences et succursales, les premières années, à 3.410 agents, dont 1.255 cadres, répartis sur 49 agences et succursales actuellement, en attendant l’ouverture de nouvelles agences et succursales dans les nouvelles wilayas. Il a également fait état de l’évolution de la masse monétaire de 4,7 Mds de DA en 1964, année de la création de la monnaie nationale, à 22.204 Mds de DA actuellement, tandis que la valeur des crédits à l’économie, s’est élevé de 2,5 Mds de Da en 1964 à quelque 10.217 Mds de DA actuellement. Concernant le paysage bancaire, la BA ne supervisait, au lendemain de l’indépendance, que quatre banques, tandis que le nombre de banques et d’établissements financiers activant sur le paysage bancaire, s’élève aujourd’hui à 19 banques et 8 établissements financiers. Selon le Premier ministre, les capacités de « la maison des monnaies » qui relève de la Banque centrale ont augmenté de 20 millions de billets de banque par an, à plus de 300 millions de billets de banque et prés de 200 millions de pièces de monnaie métallique par an actuellement. Ceci requiert, selon le Premier ministre, « d’adhérer au processus de modernisation, de s’inspirer des pratiques saines dans la gestion de la politique monétaire et de rendre les réglementations bancaires cohérentes avec ce qui prévaut dans le monde et avec les exigences des défis du développement économique ». « Le gouvernement est pleinement conscient que la performance de l’économie ne saurait s’améliorer, sauf si le cadre financier et monétique est adéquat et répond aux besoins du gouvernement et des entreprises », a ajouté le Premier ministre.

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