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Gaza, ils sont aussi complices…

Le gouvernement américain a annoncé vendredi qu’il a donné son approbation «d’urgence», contournant le Congrès, pour la vente à Israël de munitions d’artillerie d’une valeur de 147,5 millions de dollars. Ces munitions comprennent des obus de 155 mm et divers équipements militaires provenant des stocks de l’armée américaine. Le secrétaire d’État, Antony Blinken, a justifié cette vente immédiate au gouvernement israélien, en invoquant l’existence d’une urgence. En réaction, le Hamas a condamné la décision, affirmant qu’il s’agit d’une preuve du soutien total de l’administration américaine à ce qu’il qualifie de «guerre criminelle». C’est la deuxième fois ce mois-ci que l’administration du président démocrate Joe Biden donne son approbation à un transfert de matériel militaire vers Israël, sans consulter le pouvoir législatif. Le 9 décembre, moins de vingt-quatre heures après avoir opposé son veto à une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies appelant à un cessez-le-feu humanitaire, Washington avait déjà autorisé la vente en «procédure d’urgence de près de 14.000 obus de chars à l’armée israélienne. Sous la pression de sa base progressiste et d’une opinion publique fortement critique du soutien inconditionnel à Tel-Aviv ainsi que des représailles collectives infligées aux populations civiles de la bande de Gaza, le gouvernement américain cherche à adopter une position critique à l’égard de l’offensive israélienne. Ce n’est que de la poudre aux yeux, tout ce «scénario» d’«appeler à la retenue» pour la Protection civile. Israël tue et continue de tuer tant que les Américains soutiennent les génocides de l’armée sioniste. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré ce samedi que la guerre d’Israël contre le Hamas à Gaza se poursuivrait pendant «plusieurs mois encore», repoussant les appels internationaux persistants au cessez-le-feu. Il a également remercié l’administration Biden pour son soutien continu, y compris l’approbation d’une nouvelle vente d’armes d’urgence, la deuxième ce mois-ci, et le blocage d’une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU demandant un cessez-le-feu immédiat. En octobre, Amnesty International a critiqué l’utilisation de munitions américaines dans ces attaques et a appelé le gouvernement de Joe Biden à respecter ses propres lois pour empêcher les transferts d’armes contribuant à des violations du droit international humanitaire. Olivier Corten est professeur de droit international à l’Université libre de Bruxelles. L’accusation de «génocide» portée contre Israël devant la Cour internationale par l’Afrique du sud pourrait, selon lui, changer la donne du conflit. Dans un entretien à L’Humanité, Corten a, à propos du soutien américain à l’état terroriste sioniste, indiqué: «cela pourrait être considéré comme une violation du droit international. Car la convention de 1948 ne se contente pas d’interdire le génocide. Elle oblige également ses États parties à tenter d’empêcher qu’il soit commis. En continuant à livrer des armes à Israël, en dépit des alertes répétées des observateurs, les États-Unis font plutôt l’inverse. Ils prennent le risque d’être accusés d’avoir eux aussi violé la convention».

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