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Gaspillages ramadhanesques

Est-ce que le Ramadan est le mois du recueillement et de la clémence? Et bien oui! Est-ce que le Ramadhan est le mois des extravagantes hausses des prix? Et bien, oui! Sans le moindre doute. Est-ce que le Ramadhan est le mois du gaspillage par excellence, effectivement oui! Comment a-t-on, donc, réussi cette magique convergence, ce melting-pot de tous ces comportements, apparemment très contradictoires dans un même panier…?! Loin de tout aspect théorique, dogmatique ou bien idéaliste des choses, c’est la réalité à ne pas surtout, feindre d’ignorer. Elle reflète, en effet, la réalité sociétale dans sa vérité, voire dans sa pile et sa face. Il y a des gens qui ne savent pas savourer le mois sacré, sans s’adonner aux plus inconcevables des gaspillages… En tous les cas, c’est leur façon de se recueillir! Enfin, on dirait ça! Comme pour le commerçant ou le mandataire cupide et sans la moindre compassion pour ses concitoyens, les pauvres notamment. L’essentiel, c’est qu’à la fin du mois «pécuniairement» sacré, c’est le chiffre d’affaires et la caisse, renflouée de pognons à satiété, qui compte et rien d’autres. Le gaspilleur par son gaspillage fait l‘affaire du commerçant qui aurait souhaité que tous les mois de l’année deviennent des Ramadhans. Comme ça on est, tranquille et plus jamais de disette! Tous les prêches faits dans les mosquées et les télé-prêches ainsi que tous les livres et les essais écrits sur cette question, incitant à la sobriété, à la modération et du coup interdisant toute sorte de dépenses inutiles, dans ce mois essentiellement, spirituel, ces injonctions ont été peu suivies. L’esprit de la concurrence et de l’ostentation l’avait, finalement, remporté. Si les textes sacrés interdisent formellement toute forme de gaspillage que ce soit au mois du jeûne ou pendant toute l’année. Comment cela se fait-il qu’on réponde à l’appel du Ramadhan pour le jeûne et l’abstinence, alors qu’on le transgresse dans d’autres aspects? Ce qui explique le jeûne traditionnel et coutumier, loin de toute conviction consciente. Il s’agissait d’une touffe d’agissements mécaniques sans foi. L’Islam est une pratique religieuse basée et jumelée à un savoir sacré, des enseignements et des règles à respecter et à observer, plus au moins scrupuleusement. Cette pratique s’apprend de façon très méthodologique, concluant sur une conviction dogmatique qui aura son impact sur les comportements des gens… Sans ça, les gens vont sombrer dans leurs réflexes conditionnés afin de reproduire les mêmes images répétitives à chaque occasion.

À propos Abdelkader Benabdellah

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