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Gare Maritime. Des contrôles à la frontière, une fâcheuse épreuve

Suite à la réouverture des frontières aériennes et maritimes, les ressortissants algériens à l’étranger se sont finalement réjouis de la décision des pouvoirs publics. Une grande majorité de ces émigrés se sont précipités sur cette opportunité de pouvoir enfin voir la terre natale qu’ils ont longtemps languie. Une des possibilités, c’est la destination Mostaganem qui offre à tous ceux qui sont de Chlef, Ain Defla, Mascara et Relizane et la région du Dahra de prendre la navette hebdomadaire Valencia-Mostaganem-Valencia. Une confortable opportunité qui est celle de débarquer à la gare maritime du port de Mostaganem. En termes d’infrastructures, les autorités de la wilaya ont mis tous les moyens pour accueillir les passagers dans des conditions optimales. Cette gare maritime n’a pas de pareil à Valencia, car au port de Nazaret (Valencia), il n’y a aucune commodité à part un préau et des toilettes mobiles même pas une salle d’attente. Les passagers, ceux sans véhicules, attendent dehors là où il n’existe même pas un banc public. Les passagers avec véhicules attendent dans leur propre voiture. Déjà, c’est à Valencia que les déboires des passagers de cette ligne commencent. Mais ce qui nous intéresse aujourd’hui c’est la situation qui prévaut à l’arrivée du navire à la gare maritime de Mostaganem. Avec justement cette réouverture des frontières, en plus des tarifs excessifs, les passagers se plaignent beaucoup des insuffisances constatées une fois débarqués à la gare maritime de Mostaganem. Le débarquement des piétons et des véhicules s’opère en général à huit heures du matin. Par rapport au premier voyage du 21 novembre 2021, celui de l’arrivée du DENIA CIUTAT CREATIVA et celui auquel le wali y a assisté les choses se sont envenimés. Les passagers passent par le contrôle, celui des tests sanitaires, celui de la police des frontières et celui de la douane ce qui est tout à fait normal. Néanmoins, les passagers que nous avons retrouvés tard dans la journée se plaignent de la lenteur des contrôles à tous les niveaux. Beaucoup ne s’expliquent pas les raisons pour lesquelles ils ne sont libérés que tard l’après-midi. D’autres ne voient pas pourquoi après les déconvenues du voyage ils doivent rester coincés au contrôle de 8h00 jusqu’à 18h00 et plus tard dans la nuit diront d’autres. Quelques-uns comprennent que le contrôle est nécessaire même indispensable mais pas trop démesuré jusqu’à incommoder les passagers, surtout les personnes âgées, les malades etc.…En outre, les passagers piétons doivent faire un kilomètre à pied, chargés de leurs bagages pour arriver à l’entrée où le véhicule de la famille les attend. Les pouvoirs publics ont créé cette ligne pour promouvoir le tourisme, pas pour torturer les visiteurs. Dans des conditions pareilles, cette ligne Mostaganem-Valencia reste sous la menace d’être désertée, un jour, par ses clients.

À propos Abdelmadjid-Lotfi

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