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Gare maritime de Valencia. Baléaria: Le beurre et l’argent du beurre

La ligne maritime entre Mostaganem et Valencia (Espagne) a été créée pour de multiples raisons. Avec l’ouverture de cette traversée, les autorités locales avaient tablé, à cette époque, sur la promotion du tourisme comme ils espéraient soulager la communauté émigrée de la région des incommodités du voyage ainsi que du débarquement ailleurs que dans leur wilaya. A cette fin, ils comptaient sur la promotion d’autres activités comme le commerce et le transport. C’était bien vu. Néanmoins, ces mêmes responsables ont mis la main dans la poche pour investir dans une gare maritime. Une infrastructure adéquate pour bien accueillir les ressortissants algériens de Mostaganem. Certes, une gare, tout ce qu’il y a de moderne. Cette gare maritime n’a pas de pareil en termes de commodités. Dans ce contexte, Baléaria, compagnie maritime espagnole, s’installe confortablement à Mostaganem même avec un voyage hebdomadaire. Cette compagnie a haussé ses tarifs qui sont considérés exorbitants. Baléaria ne s’est jamais souciée des incommodités et des désagréments auxquels sont confrontés les voyageurs algériens au port de Nazaret (Valencia). Un endroit où il n’y a aucune commodité à part un préau et des toilettes mobiles même pas une salle d’attente. Des guichets de fortune installés dans un endroit qu’ils nomment « estaci?nmaritima », un endroit caché fait pour ne pas rendre visibles les passagers algériens et les raisons discriminatoires s’expriment d’elles-mêmes. Dans une espèce d’aire dissimulée, les passagers piétons attendent dehors là où il n’existe même pas un banc public. Des vieillards qui se sont tapés des centaines de kilomètres en bus, se retrouvent assis à même le sol avec leurs bagages qui jonchent le goudron. Aucune assistance sanitaire n’est visible sur ce lugubre espace. Les automobilistes eux attendent dans leurs véhicules ; fatigués, ils prennent leur mal en patience. Mais Baléaria fait la sourde oreille, tout en gagnant de l’argent avec ses inabordables tarifs et dispendieuses traversées. Ailleurs, les traversées qu’effectue cette compagnie soit Alméria-Melilia, Malaga-Melilla , Alméria-Nador, Algerciras-Ceuta, Tanger-Huelva-Iles Canaries, les passagers sont chouchoutés et ont droit aux commodités des gares maritimes. En plus des remises de 10% de la formule « tu vuelves », Baléria méprise ses clients de Mostaganem car elle ne fait rien pour mieux les accueillir au port de Nazaret. Ce qui est inquiétant, c’est l’insouciance caractérisée qu’affichent les responsables du transport au niveau du ministère ainsi que les députés qui représentent la communauté algérienne à l’étranger. Baléaria, hormis ses tarifs exagérés, veut le beurre et l’argent du beurre.

À propos CHAREF KASSOUS

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