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Garages à ciel ouvert, charrettes, vendeurs à la sauvette, etc… Une ville qui se cherche

Les charrettes tractées par des baudets semblent revenir en force au grand dam des citoyens soucieux de l’image de marque de leur ville qui y voit ainsi une image de clochardisation de la seconde ville du pays. Depuis quelques jours, les Oranais ont découvert, à leur grande satisfaction, la disparition du paysage des nombreuses charrettes. La ville souffle un peu et c’est tant mieux de ces charrettes tirées par des baudets. Cette mesure, nous dit-on, coïncide avec les Jeux Méditerranéens ; objectif pour les pouvoirs publics, donner une meilleure image de la ville. La prolifération de ce phénomène, faut-il le signaler, donne ainsi une touche rustique à une cité qui éprouve d’ailleurs bien du mal à se débarrasser des commerçants informels, squatteurs de trottoirs et chaussées. De l’avis de plusieurs Oranais, les services de sécurité et les collectivités locales devraient intervenir pour mettre un terme définitif à ce phénomène qui a défiguré et clochardisé la ville. Les garages de mécanique, tôlerie ou encore de soudure n’ont aucune existence légale; pourtant, certains n’hésitent pas à faire la vidange ou changer les pièces des voitures sur la voie publique au su et au vu de tout le monde. C’est un business qui ne passe pas inaperçu. Les cités et quartiers de la ville sont devenus un spot de mécanique sauvage. Du matin au soir, des bricoleurs réparent à même le trottoir des dizaines de véhicules, des voitures principalement. Ces derniers assurent être capables de tout faire, à des tarifs alléchants par rapport aux garages légaux. Bien sûr qu’on travaille bien, lance Bouhadjar, en train de remplacer les plaquettes de frein d’un client. Si les gens nous apportent leurs voitures, c’est parce qu’ils sont contents ….C’est le bouche-à-oreille ….comme la grande majorité des mécaniciens des quartiers. La capitale de l’ouest algérien est certainement la ville qui a connu le plus de déboires et déconvenues ces vingt dernières années. Plusieurs facteurs, tous aussi défavorables les uns que les autres, ont concouru à la clochardisation. Il est important de signaler que la ville d’Oran était otage des idées conservatrices héritées du passé avec un esprit que l’on peut qualifier d’aristocratique et où les mentalités rétrogrades étaient souvent légion.

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