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Fruits et légumes. L’Industrie de transformation se fait trop attendre

Mostaganem est une wilaya à vocation agricole qui cultive des tonnes de fruits et légumes. Un potentiel de productions diverses qui semble n’interpeller personnes. Dans la wilaya, il n’y a pas encore un mécanisme qui pourrait porter des réflexions sur les possibilités industrielles. On a comme l’impression de vivre un vide en matière de planification. Si l’on évaluait le secteur de l’industrie, on se rendrait compte que celui de la transformation est inexistant dans la wilaya. Les secteurs, agrumicole et viticole, ainsi que l’abondance de la production maraîchère sont des indicateurs qui pourraient lancer des projets en industrie de transformation. Pour cela, il va falloir que le secteur de l’industrie puisse avoir des études qui inciteraient les investisseurs à s’engager dans cette voie. Mais la wilaya est encore dépendante des achats de produis agroalimentaires en conserve des autres wilayas à cause du manque d’infrastructures industrielles. Cette situation provoque généralement une offre plus importante avec pour conséquence une diminution des prix de la denrée alimentaire sur le marché. De grandes quantités de tomate sont transportées dans des tracteurs et des camions vers la ville de Sig, dans la wilaya de Mascara pour la transformation en concentré. « Et il arrive dès fois, nous disent les agriculteurs, de jeter la cargaison faute de repreneurs y compris dans les fabrications de transformation. « L’analyse financière d’une unité de production industrielle permet d’estimer le coût des investissements sur une bonne marge et si le budget est élevé, on peut s’associer avec des partenaires ou créer une coopérative, nous dira un ancien agronome de l’institut de technologie agricole (ITA) sorti en retraite ». Pour faire une usine de transformation, l’équipement de base est simple, des cuves de stockages et de lavages et prélavages, des balances électroniques, une unité de stérilisation et de concentration de la tomate, une machine d’emballages de tubes et bien sûr la matière première du process et produit fini. La clientèle est essentiellement constituée de ménages, de restaurants, de cantines universitaires, de cantines de casernes militaires, de bases de vie. Aussi, le fabricant peut aussi, si son produit est de bonne qualité, devenir un exportateur désireux de conquérir de nouveaux marchés à l’étranger. La rentabilité serait supérieure, en choisissant d’opter le projet dans le cadre du dispositif ANSEJ/CNAC, un projet avec pleins d’avantages fiscaux et de crédits financiers. La pomme de terre pourrait aussi aller vers la transformation en purée et fécules mais aussi des schips et des croquettes. Il existe aussi des millions d’oliviers dans la wilaya ; on peut aller aussi vers la transformation des olives et huiles d’olive. Aujourd’hui dans l’industrie, il faut mettre le doigt sur les potentialités pour provoquer des investissements. Les mini-zac, on en a tellement parlé, ces zones pourraient accueillir des petites entreprises pour relancer intelligemment l’industrie de transformation. Ce désert doit renaître de ses cendres.

À propos CHAREF KASSOUS

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