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Fournitures scolaires: Une rentrée particulièrement chaude

Des signes avant-coureurs qui se mettent à nous annoncer une rentrée particulièrement exorbitante, à connaître les prix des fournitures déjà inabordables, alors que nous sommes à quelques semaines de la prochaine rentrée. L’Etat ou ce qui en reste, semble incapable de maîtriser les choses qui, de plus en plus, échappent à une volonté, de plus en plus, languissante. Puisqu’il s’agit d’un commerce d’occasion, importateurs, fournisseurs, négociants, grossistes et détaillants se préparent soigneusement, pour cette fête, afin de tirer profit au maximum d’une occasion très lucrative qui ne se présente qu’une fois par an. La seule et unique victime de cette farce ne serait, en fin de compte, que ce pauvre qui vient de laisser, il y a tout juste, un mois de ça, une partie de sa peau en payant le prix abusif du mouton du sacrifice. C’est l’heure du libéralisme, -apparemment- «notre» choix politique et économique, depuis plus de trente ans. Me diriez-vous, pourquoi la corruption, les agressions, le trafic des produits illicites, la harga, sont légion dans la société? Et bien parce que la vie serait devenue insupportable et trop exigeante. La hausse effrénée des prix ne se sont pas limitée aux seuls moutons de l’Aïd ou les fournitures scolaires… Il y a des hausses qui s’annoncent presque au rythme de la semaine. Faudrait-il ajouter à cela, pis encore, le monopole du commerce national, notamment, celui des produits de première nécessité, par des réseaux exerçant la plupart du temps dans l’informel. C’est-à-dire dans l’illicite, sans factures, sans cotiser aux assurances et sans payer les impôts ou tout autre droit. Le monstrueux déchaînement des prix depuis le début de l’année en cours aurait laissé des ravages parmi les populations du «tiers-état». Ce qui intéressait l’instigateur de cette moribonde politique, le Premier ministre Ben Abderrahmane, dans cette tragédie, c’est bien éviter au pays une inflation compromettante. Le reste peu importe! A notre avis, l’on aurait pu suivre une politique plus clémente, par rapport aux petites bourses et réussir, par la même occasion, le coup de l’inflation. Nous avons annoncé fin 2021, que le meilleur moyen de porter un redressement efficace et payant à l’économie nationale, notamment le secteur vital du commerce intérieur, c’est de s’attaquer aux réseaux «occultes» de l’informel qui agonisent l’Etat algérien et le menacent dans son existence, au lieu de s’acharner contre le «p’tit mur», le citoyen faible et sans défense.

À propos Abdelkader Benabdellah

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