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Fournitures scolaires: l’autre saignée

Dans une vingtaine de jours, ça sera la rentrée officielle des élèves…et la rentrée, comme à l’accoutumée, est devenue synonyme des fournitures scolaires…Donc, un autre calvaire attend -au virage- les parents d’élèves. Cette saison, la cherté ne va sûrement pas épargner les articles scolaires. Notre esprit commercial table surtout sur le commerce occasionnel pour plus de profit…Notez bien que le secteur des fournitures scolaires possède lui aussi ses réseaux de spéculateurs profiteurs, sans loi ni foi. Justement, c’est ce profit qui risque de ruiner les ménages aux ressources limitées. Devant ce fait accompli, justifié par la libération des prix et l’économie du marché, l’Etat y semble très impuissant, devant cette situation …Le montant des allocations des rentrées scolaires destinées à aider -plus au moins- les familles diminuées, dans la majorité des cas, reste insuffisant par rapport aux prix instables et imprévisibles des fournitures scolaires et d’autres charges. Ces familles vont supporter les lourdes charges accompagnant, généralement, la semaine «sainte» de la rentrée, notamment quand l’on a trois à quatre enfants scolarisés dans une même famille. Un enfant n’aurait pas besoin uniquement de fournitures scolaires, mais bien d’autres choses. Peut-être qu’il y aurait des gens qui ne vont pas croire que certaines familles, à la limite du gouffre, aient été obligées de mettre fin à la scolarité de leurs enfants, en les envoyant travailler, en dépit de leurs âges illégaux. Des cas identiques ont existé en Algérie, même s’ils n’ont pas été pris en charge, suffisamment par les médias. Les pouvoirs publics semblent constamment, être dépassés par les événements. L’on est, malheureusement, obligé de voir que l’Etat serait emporté par la crue des événements porteurs de crises et de problèmes qui s’enchaînent à profusion. L’on ne peut pas cacher le fait que les pouvoirs publics sont assiégés par les malfrats de la spéculation. Ces derniers sont et resteront la source principale de tous les malheurs qui s’abattent sur ce grand, riche et beau pays, en rendant la vie, vachement insupportable aux citoyens. En 2020, nous avons sincèrement cru au souhait que l’Etat était enfin en train de restituer ses forces et ses prérogatives escamotées, par des faux hommes d’Etat..Actuellement, nous découvrons avec beaucoup de stupéfaction et de regrets – bien sûr- que l’on n’était pas, encore, sorti de l’auberge. L’Etat est en train de continuer «sa grande marche» vers l’abime, tout en restant, le plus possible, fidèle à la sinistre ligne, «anté-hirak». S’il y a un seul Ouyahia qui se grille en prison, il y aurait une autre dizaine d’Ouyahia, avec les mêmes reflexes et les mêmes aspirations, qui seraient parsemés dans les rouages de l’administration et du pouvoir…

À propos Abdelkader Benabdellah

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