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Forum international de la femme (FIF). Pour un réel accès à la gente féminine

Proposer les amendements nécessaires aux lois du tra-vail, dans la perspective de garantir un réel égal accès à l’emploi et aux postes de responsabilité pour les femmes et pour les hommes, tel est l’objectif visé par ce Forum international de la femme (FIF) organisé, hier, par la CGEA, au CIC à Alger, sous l’égide du président de la République, absent lors de cet événement mais représenté par la ministre de la Solidarité, Sawsen Kirikou. Ce Forum sera clôturé, aujourd’hui, par la confection d’une plateforme d’actions, issue de ce Forum et qui sera transmise aux plus hautes autorités de l’État, selon sa principale initiatrice qu’est Saïda Neghza, présidente de la CGEA. Cette plateforme devra être intégrée, incessamment, dans les programmes du Gouvernement à court, moyen et long termes, pour poser les jalons d’un développement égalitaire, inclusif. Selon la présidente, ceci doit impliquer l’ensemble des composantes sociales s’inscrivant dans le cadre de la réalisation des objectifs de Développement Durable (ODD 2030). Organisé par la Confédération générale des entreprises algériennes, ce Forum a vu la participation de plus de 3.000 femmes, chefs d’entreprise ou porteuses de projets, avec la participation de 100 start-up, 500 micro entreprises et plus de 500 entreprises du secteur privé et public ainsi que des représentants de la diaspora algérienne à l’étranger. Dans son allocution de circonstance, Saïda Neghza a surtout focalisé sur l’impérative urgence de formuler des propositions concrètes, visant à lever les disparités entre le discours et la réalité, entre les lois émancipatrices et les pesanteurs sociales, tout en situant les insuffisances de l’approche juridique dans le traitement des déséquilibres sociaux. Pour l’oratrice, cette approche doit nécessairement être complétée par la prise en considération d’autres facteurs relatifs aux problèmes de la société en général puisque, renchérit-elle, l’émancipation de la femme dans la société moderne est le fruit du développement de la mentalité de la société. Les intervenantes étaient unanimes quant à l’identification des pesanteurs socioculturelles et sociologiques, limitant les efforts dans le processus du développement socioéconomique du pays par la proposition des actions visant à les lever. Les travaux de cette première journée ont débuté par l’intervention, par visioconférence, du DG du Bureau international du BIT, Guy Ryder, et celle de Michel Parler, président de l’Organisation Internationale des Employeurs (OIE). Hasna Amina Messaid, vice-présidente du CNES, a passé en revue les différentes étapes de ce processus d’intégration de la femme et les facteurs économiques et sociaux qui paralysent cette libération des femmes qui réduisent son accès aux postes importants, par l’amélioration des profils par la formation et l’accompagnement des femmes pour occuper des postes importants. Le système de quota et le changement des mentalités dans le système éducatif ont été les thèmes clefs sur laquelle elle a focalisé par mener des études à caractères sociologiques. La princesse, Cheikha Hind Bent Abdelaziz Kassimi, présidente du Club Emirati International des Affaires, s’est étalée sur son parcours professionnel, son ascension fulgurante dans son pays et son rôle pour la promotion de la femme dans plusieurs secteurs ainsi que les défis relevés surtout lors de sa participation massive dans ce club des affaires et celui des prises de décision. Le président de l’Organisation International du Travail (OIT), Leteru Ali Fayez, a rendu un vibrant hommage à la glorieuse révolution et ses femmes martyres. Dans son intervention, il a mis en exergue le rôle de la femme algérienne et sa présence dans l’échiquier de décision politique et économique, tout en situant les entraves et la crise sanitaire qui ont grainé cet élan et sa pénétration du marché de l’emploi. Pour les travaux de cette première journée, plusieurs interventions des corps accrédités en Algérie, d’ambassadeurs dont celui du Japon, de la directrice de Kaleidescopes Futures et du fondateur de Sustainnability Kosova USA, de femmes présidentes d’ONG africaines et maghrébines, d’experts, d’avocates, de juristes, de présidentes d’Associations, de maîtres de conférences, sont prévues à l’heure où nous mettons sous presse sur des thèmes importants tels femmes et climat des affaires pour encourager l’investissement féminin. Les travaux de ce FIF se poursuivront, aujourd’hui,au CIC avec d’autres interventions et débats avant la clôture de cet événement international qui a vu la participation de plusieurs ministres dont celui de la communication, de la santé, des PME, de l’Environnement, de la Solidarité, entre autres et il faut le dire, d’une marée humaine soit une pléthore d’invités, toutes catégories confondues, et venues de différents horizons pour prendre part à cette manifestation économico- financière organisée par Saïda Neghza, présidente de la CGEA.

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