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Feux de forêt, l’été de toutes les peurs

A l’approche de l’été, pas mal d’angoisses commencent à se manifester dans nos esprits. Entre autres, l’on pourrait évoquer les feux de forêts qui deviennent menaçantes en cette saison caractérisée par la sécheresse et une chaleur caniculaire. Ce qui va spécifier cette année, c’est bien l’étrange phénomène de l’été avant l’été…La deuxième moitié du mois normalement printanier d’avril s’est caractérisée par une montée en flèche de la température, rappelant les jours caniculaires du plein été. A l’approche de chaque été, les autorités concernées par ce problème mettent au point des plans préventifs de lutte contre les feux de forêts. Est-ce que ces plans étaient efficaces pour atteindre le degré de zéro feu ? Non ! Ces mesures préventives pourraient atténuer le nombre d’incendies de forêts mais, ne jamais éradiquer le phénomène de façon radicale. Sachant que la superficie forestière globale en Algérie, maquis compris, est de 4 200 000 ha, soit un taux de boisement de onze pour cent pour le Nord de l’Algérie et de près de deux pour cent pour l’ensemble du territoire national. Deux pour cent, c’est apparemment un taux trop faible pour constituer un problème majeur à traiter pour les autorités, exigeant des gros moyens et un sur-effort. Pour être plus sincères là-dessus, nos forêts ne sont pas bien gardées donc, pas bien protégées. Le pourquoi de cette politique si je puis dire m’échappe pour le moment. Une forêt, un maquis mal gardé est susceptible d‘attirer des gens malhonnêtes aux intentions criminelles. C’est le chemin le plus facile pour faire du mal à l’Algérie ou de faire l’opposition politique à sa manière. Des forêts grouillant de saletés et de toutes sortes de débris de verrerie et de déchets, est également, un endroit idéal pour le déclenchement des incendies. La protection de notre patrimoine forestier n’est pas uniquement l’affaire de l’administration des forêts, ni de la protection civile non plus celle des services de sécurité. Il serait souhaitable, à cet effet, d’engager une participation citoyenne pour la sauvegarde de ce cher patrimoine national naturel. Cette participation devrait se faire par le moyen des multiplications des associations versées dans la lutte pour la protection de tout ce qui est en rapport avec l’environnement. Personne ne saurait veiller avec dévouement, à la protection des richesses naturelles de l’Algérie, comme pourraient le faire ses enfants fidèles et sincères. Nous sommes à quelques semaines des jours caniculaires de l’été qui sont déjà là. Donc, une bonne préparation s’avère nécessaire où toutes les forces vives du pays devraient se mettre à cheval, afin de protéger le patrimoine forestier de l’Algérie des menaces imminentes et potentielles.

À propos Abdelkader Benabdellah

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