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Fête de la femme: entre liberté et libertinage

Oui, effectivement, la Journée internationale pour les droits de la femme a été décrétée par «son frère» l’homme, en donnant une suite satisfaisante à son long et pénible combat qui aurait duré des siècles … Donc, le 08 Mars est une date, une halte pour le genre humain, occupant cette planète Terre, de se rappeler à chaque occasion, que la moitié, si ce n’est pas plus, des sept milliards qui occupent et font vibrer le globe terrestre, sont des femmes. Ainsi, ce grand espace vital qui est la terre, n’est vivable que quand tout le genre humain (hommes et femmes) se mettrait la main dans la main, pour des idéaux communs et des buts constructifs communs… Il ne s’agirait pas en effet, de deux espèces distinctes qui se sont trouvées par un concours de hasard et la force des choses, ensemble qui sont condamnés à partager une vie commune. Chacun est la progéniture d’une femme, le frère de ou des femmes, le neveu d’une ou des femmes, le père d’une ou de plusieurs femmes. Idem pour la femme qui n’est pas, à ce que je sache, tombée avec la dernière pluie. C’est, d’ailleurs la raison pour laquelle, la «cause de la femme» ne devrait pas être la cause exclusive des femmes; c’est aussi, la cause de l’homme, puisque lui aussi, est intimement relié – par un cordon ombilical – à un entourage familial composé de femmes, à commencer par sa mère, sa femme, ses filles, ses sœurs etc. Devrait-on reconnaître et par la même occasion, dénoncer une certaine conception forcenée de la cause de la femme. C’était cette conception tordue, mettant l’homme et la femme sur deux fronts opposés…Si la femme n’a pas pu reconquérir ses droits – par exemple- politiques et sociaux, qu’avec l’avènement du 20ème siècle, c’est parce qu’au cours des siècles derniers, la prise de conscience de ces droits, notamment le principe de l’égalité, n’avait pas encore connu ce mûrissement éclatant… D’ailleurs, ce n’était pas uniquement la femme qui était victime des systèmes sociaux coriaces …Il y a avait, également l’esclavage, le problème de la citoyenneté, des libertés d’expression et d’autres maux funestes. Justement, ce que nous constatons, non sans émettre un peu de regret, que pas mal de courants féministes, de par le monde, insistent sur le fait de présenter la femme comme étant une éternelle victime!…De l’homme bien sûr ! Et, c’est quasiment, faux. La femme jouit de toutes les libertés et de tous les droits, même, si dans quelques pays où la religion contrebalance l’ordre par ses propres lois, comme c’est le cas dans les pays musulmans, la femme jouit, quand même, de toutes les libertés et de tous les droits, sans virer dans le libertinage.

À propos Abdelkader Benabdellah

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