Accueil » CHRONIQUE » Femmes palestiniennes, les victimes invisibles

Femmes palestiniennes, les victimes invisibles

Dans la bande de Gaza, les femmes et les filles palestiniennes demeurent souvent des victimes invisibles. Malgré cela, les données de l’ONU révèlent qu’elles constituent la majorité des personnes tuées ou blessées. Ces femmes et filles sont contraintes d’abandonner derrière elles toute une vie, victimes d’une tragédie dont l’ampleur reste largement méconnue. Lundi, des expertes mandatées par l’ONU ont appelé à une enquête suite à des allégations d’exécutions et de viols par les forces israéliennes à l’encontre de femmes et de filles palestiniennes tant à Gaza qu’en Cisjordanie. Elles ont décrié des « traitements inhumains et dégradants », des agressions sexuelles, ainsi que des détentions et des exécutions arbitraires. Elles exigent une « enquête indépendante et impartiale » et pressent Israël à coopérer. Les sept expertes indépendantes, nommées par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, expriment leur préoccupation face à des « violations flagrantes des droits humains », incluant des exécutions et détentions arbitraires, des agressions sexuelles et des traitements qualifiés d' »inhumains ». Ces conclusions reposent sur des « allégations crédibles » recueillies à partir d’une diversité de sources, telles que des témoignages de victimes et de témoins oculaires, ainsi que des rapports d’organisations civiles ou internationales travaillant avec les civils. Reem Alsalem, rapporteuse spéciale des Nations unies sur la violence contre les femmes et les filles, ses causes et ses conséquences, explique que ces informations ont été obtenues par divers moyens, notamment par e-mail, téléphone et outils de communication en ligne comme Zoom. Elle souligne également que fournir plus de détails pourrait mettre en danger les sources, d’où la nécessité de préserver leur anonymat. Elles ont également rapporté des cas de fouilles à nu, de diffusion d’images dégradantes en ligne, et même le placement de femmes dans des cages en plein air. Les expertes ont exprimé leur consternation face à ces actes, ainsi que leur inquiétude concernant les disparitions de femmes et d’enfants palestiniens et les transferts forcés de bébés vers Israël. Le communiqué signale qu’un nombre indéterminé de femmes et d’enfants palestiniens auraient disparu après un contact avec l’armée israélienne. Les experts ont ajouté qu’ils avaient reçu « des rapports inquiétants [faisant] état d’au moins un bébé de sexe féminin transféré de force par l’armée israélienne en Israël, et d’enfants séparés de leurs parents, dont on ne sait pas où ils se trouvent ». Dans la bande de Gaza, 29 410 personnes, dont plus de 5 350 enfants et au moins 3 250 femmes, seraient décédées. Près de 69 465 personnes auraient été blessées dont 12 300 enfants. Plus de 17 000 enfants sont séparés de leurs parents. Des milliers d’autres sont portés disparus. Les femmes et les enfants représentent 70 % des victimes. Le bilan s’alourdit chaque jour de façon stupéfiante. La bande de Gaza est aujourd’hui l’endroit le plus dangereux au monde pour un enfant. La Cisjordanie est également le théâtre de violences. Au moins 104 enfants auraient été tués et des centaines d’autres, obligés de fuir. 2023 aura été l’année la plus meurtrière jamais enregistrée pour les enfants de Cisjordanie. Agissons tous pour sauver les victimes palestiniennes de l’horreur d’Israël.

À propos B.nadir

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

La surabondance du blé fait le bonheur de l’Algérie

Les exportations de blé de ...

Migration et asile, l’UE durcit les lois!

L’UE fait face à une ...

2024, la bonne année du pétrole !

Malgré l’attaque de l’Iran contre ...

A l’aube d’une troisième guerre mondiale!

Le samedi 13 avril, l’Iran ...

Le pétrole au centre du conflit Iran-Israël

Les prix du pétrole ont ...