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Faiblesse des dons déplorée par certaines associations. Le cartable est-il devenu un casse-tête?

Etre orphelin, c’est le destin mais l’être sans cartable, pour pouvoir se rendre en classe, est devenu une “corvée, en raison de la tension sur plusieurs associations”, a indiqué un représentant d’une association. Lorsqu’un parent ou tuteur décède, les rôles se bousculent chez une famille qui compte plusieurs frères ou sœurs. Qui se chargera d’assurer à ces derniers, manuels et autres fournitures scolaires? Le secteur de l’éducation et les communes sont là pour répondre. Cette année, le trousseau scolaire est cependant loin d’être une simple “formalité” pour certaines associations dans le domaine qui se comptent d’année en année sur le bout des doigts. La même source a imputé cette demande sur le cartable chez les associations “au manque de donations, très souvent, lié aux conséquences du Covid-19. Il semble curieux que le nombre d’associations versées dans ce domaine, n’ait pas pu participer à l’effort de l’Etat, en raison du manque de collecte et de bienfaiteurs. Certaines d’entre elles continuent avec leurs moyens propres d”activer dans ce créneau. Donc, plus la peine pour les demandeurs de se tourner ailleurs car il suffit de contacter ces associations, “cela même si l’offre reste en deçà de la demande, en raison de la tension enregistrée sur le manuel scolaire à leur niveau”, poursuit- il. “Certaines associations ne reçoivent plus les dons, alors que d’autres ont eu d’infimes quantités, à cause du Covid qui n’a pas épargné plusieurs entreprises et fournisseurs“, souligne un parent d’élève. L’Etat, par le biais du secteur de l’éducation et l’office des publications scolaires, a mis à la disposition des établissements scolaires, tous les manuels et livres nécessaires pour les distribuer aux élèves. Ainsi, un nombre impressionnant de quotas a été, dans ce registre, distribué aux écoles, en solidarité avec les familles nécessiteuses. D’autres quotas le seront également pour le Moyen et le Secondaire. Seulement voilà, selon un représentant d’une association, “les associations censées contribuer aux efforts déployés par les établissements scolaires, peuvent, elles aussi, être d’une utilité”. Le trousseau scolaire, selon lui, “reste en manque chez bon nombre d’associations à Oran”, avoue-t-il. Une certaine tension règne même sur plusieurs d’entre elles qui disent “avoir du mal à dénicher ou à fournir ce matériel pédagogique aux élèves des familles, “réfractaires” aux achats, à cause de la cherté de la vie laquelle est associée à l’absence de revenu fixe. Les cartables et les autres manuels tels cahiers, blouses et livres largement disponibles en quantités sur les trottoirs et autres étalages des marchés quotidiens et dans les librairies, sont chers et dépassent le pouvoir d’achat des familles qui n’ont pas pu acquérir le trousseau à partir des associations.

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