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Facilitations douanières, fiscales, bancaires et dans le domaine de l’assurance-crédit. Tout pour booster les exportations

Comment l’Algérie compte-elle renforcer plus ses potentialités d’exportation hors hydrocarbures pour 2023 et 2024 ? Pour les spécialistes la « baguette magique » est simple. Elle repose désormais sur un principe dénommé « économie » diversifiée et affranchie » afin de redynamiser les exportations. Afin d’encourager la relance de son « économie exportatrice », l’Algérie a mis au point une stratégie de diversification de ressources de son économie encore dépendante durant des décennies à hauteur de 90 % des revenus d’hydrocarbures. Aujourd’hui, les donnes ont changé dans un monde économique mondial dominé par les diversifications des sources des économies. L’Algérie n’a pas été en reste de cette mutation. Ainsi, parlant d’économie exportatrice hors hydrocarbures, l’Algérie a mis en place tout un dispositif d’incitations. Des facilitations qui impliquent plusieurs secteurs dans le cadre de sa démarche de diversification de l’économie. Comment ? C’est à travers l’exploitation des grandes potentialités que recèlent des secteurs prometteurs, notamment l’agriculture et l’industrie avec ses différentes filières et branches d’activité que le pays veut amorcer sa politique. En pratique, les mécanismes ne manquent pas à l’exemple des facilitations douanières, fiscales, bancaires ou autres affranchissements mais aussi dans le domaine de l’assurance-crédit à l’exportation et des aides financières d’autant plus que les exportations hors pétrolières sont en hausse d’année en année en Algérie. Il s’agit en vérité d’une batterie de mesures réglementaires et opérationnelles à laquelle contribuent diverses institutions destinées à accompagner les entreprises et opérateurs sur toute la chaîne du processus d’exportation. En constante amélioration et renforcement, ce dispositif bénéficie ces dernières années de la vision claire des pouvoirs publics, tracée par le président de la République, quant à l’impérieuse nécessité de se diriger vers une économie diversifiée et réellement affranchie des seuls revenus des exportations des hydrocarbures. Cette démarche a d’ores et déjà commencé à donner ses fruits puisque les exportations non pétrolières enchaînent les progressions d’année en année, passant de 1,7 milliard de dollars seulement en 2019, à près de 7 milliards de dollars en 2022, en dépit d’une conjoncture économique mondiale des plus difficiles. Le président de la république Abdelmadjid Tebboune avait, rappelons-le, indiqué lors du dernier Forum économique algéro russe, que 1450 projets industriels étaient en cours en Algérie. Mieux, l’Algérie nourrit la forte ambition d’atteindre 13 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures en 2023 du moins selon les prévisions. Aussi, des mesures phares d’appui aux exportateurs ont été instaurées. Figure parmi eux, le Fonds spécial de promotion des exportations (FSPE). Il est destiné surtout à apporter un soutien financier aux exportateurs via la prise en charge, par l’Etat, jusqu’à 50% des frais liés au transport des marchandises et des frais de participation des entreprises aux foires et salons à l’étranger, à hauteur de 50 à 100%. Ce Fonds permet aussi à l’exportateur de bénéficier d’un remboursement des coûts de prospection des marchés extérieurs, apporte une aide à l’implantation initiale d’entités commerciales sur les marchés étrangers, à la protection à l’étranger des produits destinés à l’export, et à la promotion des produits via les divers moyens de communication. En outre, l’exportateur bénéficie au niveau des postes frontaliers d’autres facilitations douanières dont le circuit vert, un dispositif destiné aux exportations de fruits et légumes et autres produits périssables avec dispense du contrôle immédiat pour des formalités douanières accomplies le jour même de la souscription de la déclaration, tandis que le traitement des exportations des autres produits se fait dans un délai maximum de 48h. La direction générale des Douanes a institué également le statut de l’opérateur économique agréé (OEA) qui accorde à l’exportateur, entre autres, des facilités à accéder à des procédures douanières simplifiées comme la réduction du nombre de contrôles physiques et documentaires, le dédouanement à distance, la visite sur site, et le traitement prioritaire des marchandises en cas de contrôle.

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