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Face aux pouvoirs publics. Une société civile sans perspectives

Il est manifestement connu qu’à Mostaganem des voix s’élèvent sur une volonté de réunir les personnes avec lesquelles, il serait possible de constituer une société civile forte à l’effet de créer une sorte de lobbying sur les pouvoirs publics qu’ils soient institutionnels que représentatifs. En fin de compte, il serait utopique de croire que l’érection d’une société civile va permettre de changer le cours des choses pour tenter de développer le lien social en mesure de former un tissu social en tant qu’acteur dans la politique de la wilaya riche et créative. C’est plus complexe qu’on ne le pense. L’étymologie des deux mots « société civile » implique la réunion de toutes les forces vives de la wilaya, c’est tout un conglomérat qui se rassemble autour d’elle. Ses acteurs se dissolvent dans un paysage souvent revendicatif. Si on se réfère au décret du 21 avril 2021, relative à la création de l’observatoire de la société civile qui vient à juste titre nommer les acteurs devant être membre de cet observatoire. Ils seront 50 membres tous issus des syndicats des travailleurs, des syndicats professionnels, des organisations patronales, des citoyens, les membres de l’immigration, les partis politiques sont exclus. L’objectif assigné à cet observatoire constitue « un pilier des plus importants devant permettre aux différentes forces de la société de s’organiser et d’exprimer leurs préoccupations et propositions en vue de promouvoir la contribution de la société civile dans la gestion des affaires publiques ». Il se pourrait que cet observatoire s’élargisse aux wilayas. Le cas échéant, il faudra retenir deux scénarios : Le 1er scénario pourrait être La constitution d’un rassemblement citoyen issu en particulier du mouvement associatif, de doyens et sages, de la jeunesse, des groupes sociaux, de citoyens, qui viendra renforcer en tant que force de proposition, la politique du dialogue et la concertation entre partenaires institutionnels ou représentatifs et ce mouvement citoyen. Il aura en principe, par la force de l’union, d’agir dans le cadre de la démocratie participative. Sommes-nous en mesure de rassembler tout ce bon monde aussi hétéroclite qu’il soit ? Franchement, cela va être très complexe craignant la susceptibilité, les jugements de valeurs des uns et des sautes d’humeurs des autres, des influences sournoises et des éléments « cerf-volant » qui s’introduisent à l’intérieur avec des buts inavoués, je douterai fort de sa longévité et de sa pérennité. De là, on se sentirait confortablement assuré de mes propos puisqu’il a existé plusieurs tentatives de rassemblements sous l’étiquette de la société civile, j’en connais le résultat de ce qu’ils sont advenus. Sans ombrage, je dirai donc, que les Mostaganémois pour une question de leadership, ne pourront jamais s’entendre même pas sur le Smig. Un constat amer est sous nos yeux, car certaines associations thématiques qui possèdent les mêmes missions n’arrivent même pas à dialoguer entre elles ; pourtant une synergie demeure plus que nécessaire dans l’intérêt de leurs adhérents. Certains groupes sociaux sur facebook affichent les mêmes sentiments de rancœur entre eux, sur des questions subjectives. Moralité, je dirai, que la société civile telle qu’elle est dans l’imaginaire de certains malgré leur bonne intention et leur bonne volonté d’y arriver, ne sera jamais une société homogène. Quant au 2ème scénario, on en a tiré une expérience positive sur le réseautage dont les dividendes sur les homogénéités des associations qui adhèrent à un collectif sur un thème donné a permis à ses acteurs d’être visibles et crédibles vis-à-vis de leurs partenaires. Cela ne fera que conforter un tel mouvement associatif et citoyen qui s’engage d’abord à élever le niveau de conscience des membres du collectif par un débat lucide, constructif et démocratique pour s’atteler aussi à agir dans la pondération avec des hommes et non pas pour des hommes. Dans ce projet, il n’existe pas de leadership, il n’existe pas non plus de porte-parole, la sérénité plane autour des débats pour sortir des propositions à la hauteur des exigences de l’heure.

À propos Mohamed Krelifa

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