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Esplanade Dar Chakouri. Des pseudos parkingueurs squattent le lieu

Des pseudos gardiens de voitures occupent les espaces publics de façon ostentatoire en exhibant les gourdins, barres de fer et cran d’arrêt, créant de la sorte un climat qu’eux seuls comprennent le langage qui échappe au commun des vivants de par le caractère relevant de l’imprévu et du factuel qui s’impose par la seule force, à savoir l’anarchie. Il semble que la lutte contre les parkings anarchiques opérée par les pouvoirs publics depuis quelques années n’a pas eu le succès escompté. Les parkings sauvages continuent de proliférer dans la deuxième ville du pays, profitant d’une baisse de vigilance des services de sécurité et le silence de l’administration, les centaines de parkings recensés dans le territoire de la ville renseignent sur l’ampleur du phénomène. Les conséquences de la persistance du gardiennage sauvage tendent à s’aggraver. Le manque de parking à Oran fait exploser, chez les jeunes, le sens du business en s’accaparant les ruelles et les moindres aires pour les transformer en espaces de stationnement. Ces  »maîtres » des lieux vont jusqu’à agresser les automobilistes pour leur proposer un petit coin pour stationner, en contrepartie de sommes d’argent allant de 50 à 100 DA. Les parkings anarchiques se sont imposés, ces dernières années, comme alternative pour remédier à l’inexistence d’aires de stationnement. La quasi absence des services concernés sur la voie publique a fait enraciner, à vrai dire, cet envahissement des ruelles principales que s’arrachent des nuées de jeunes venus pour la plupart des villes limitrophes. Le squat de tout ce que représente le patrimoine public est à la mode, cette fois-ci, c’est l’esplanade Dar Chakouri qui a été complètement squatté, quand on laisse le chemin libre à ce type d’individu, tous les moyens sont bons pour s’accaparer d’un espace public et racketter les paisibles citoyens. Face au dilemme du manque de places de stationnement, insécurité et impunité, l’automobiliste se retrouve à la merci de ces bandes constituées. Mais devant l’annonce des autorités et l’application sur le terrain, beaucoup reste à faire.

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