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Environnement. La nécessaire lutte contre l’incivisme

Le constat est là, les rues de la ville d’Oran laissent à désirer. Les déchets plastiques, les eaux usées, les ordures débordantes y sont visibles. Pourtant cela n’était pas le cas dans le passé, qu’est-ce qui a changé dans nos habitudes ? Et comment y remédier pour que nos rues deviennent propres ? Dans l’ancien temps, la propreté faisait partie des habitudes de toute la société. Les rues étaient propres, le respect de l’environnement et du voisinage dominait. Chaque matin, les femmes balayaient la devanture de leur maison et les ordures étaient bien cachées du regard des passants et du voisinage. De nos jours, avec l’avènement des sachets plastiques, la surpopulation, l’exode rural et la construction anarchique, ainsi que le problème d’évacuation des déchets, les rues d’Oran laissent à désirer. Les déchets constituent un danger sanitaire pour la population quand ils sont jetés sur les trottoirs et les chaussées au mépris de toute considération de salubrité publique. Le respect et la protection des lieux privés et publics ne s’affichent pas parmi les priorités de certains citoyens qui, malheureusement, jettent leurs saletés n’importe où ce qui est à l’origine de la dégradation que connaissent les rues. En effet, il suffit de faire un tour dans n’importe quelle ruelle pour constater le non-respect de la nature et des lieux publics. Les bennes à ordures sont pleines à craquer, les trottoirs sentent mauvais. Tous les espaces publics n’échappent pas à ce constat déplorable, que ce soit les espaces communs des cités, les places publiques, les mosquées, les marchés. La situation est devenue préoccupante au sujet du civisme du citoyen dans notre pays. La protection des lieux publics et privés et le dernier souci de certains citoyens qui prennent plaisir à larguer leurs saletés n’importe où. On est quotidiennement témoins de scènes choquantes où on voit des  »citoyens » dans des voitures, jeter des détritus, ne respectant ni l’environnement ni le code de la route. La propreté de la ville est devenue l’un des problèmes prioritaires pour les responsables locaux, attachés à remplir et à améliorer la mission du nettoiement en consacrant chaque année un montant colossal pour l’acquisition de matériels et de bacs à ordures afin d’améliorer la collecte des ordures et le balayage. Il serait donc temps de sanctionner et intensifier la répression envers les auteurs d’incivilités.

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