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«Enfants de la Lune». Les bouchons plastiques pour les aider à survivre !

Que peuvent bien faire ces en-fants ou adultes qui ne sont pas attirés par la lumière du jour, quand ils ne sortent pas ? N’étant pas rompus aux sorties le jour, leur quotidien ressemble à un «cauchemar». On ne les aperçoit pas le jour et donc ils ne goûtent pas aux plaisirs: sortir en excursion, dans un café, ou aller à la plage comme les autres. Une vraie privation au quotidien sauf pour ceux parmi eux qui sont munis d’équipement de protection antisolaire encore s’il en existe et à quel coût. Les coûts de ces équipements composés entre autres de filtre, de dosimètre et de casque sont très onéreux. Leur coût moyen est de 7.000 euros en France. En Algérie, ce sont généralement les Associations qui financent ou cofinancent de telles dépenses. Ceux qui ne disposent pas de cet équipement spécifique, ne peuvent pas travailler et n’ont donc pas de salaire. Ils sont une corvée pour leurs familles. Comment font-ils pour survivre ? Tout compte fait, les «Enfants de la lune» font face d’année en année à des besoins excessivement chers, outre leur souffrance morale digne d’une «torture». A mesure qu’ils grandissent, leurs exigences grandissent aussi. Travail, sécurité sociale, protection contre le soleil …Les bénévolats restent à ce jour leur ultime rescousse. «Enfants de la Lune», un bien joli patronyme qui désigne les personnes atteintes de la maladie rare «xérodermie pigmentosum» (XP) du nom de son inventeur mais dont la situation est pourtant «moins jolie». Leur nombre exact en Algérie reste moins connu mais on parle de plus de 500 enfants touchés par cette maladie. Quel est leur nombre à Oran ? Comment vivent-ils ? Bénéficient-ils d’une protection sociale ou médicale? Faute de prise en charge effective et conforme à leur état de santé, des bénévoles s’activent depuis quelques années déjà pour récolter les bouchons de bouteilles en plastique ramassés à partir des déchets afin de les recycler en faveur de l’Association des enfants malades de XP. Ces bénévoles de l’Association touristique oranaise «Nassim En Bahia» ont créé un point de dépôt de collecte, de recyclage et de tri des bouchons en plastique dans un garage sis à la cité Djamel, sur la route menant vers le tribunal. Chaque jour que Dieu fait, ces bénévoles guidés par Mme Yousfi Souad de l’Association touristique en question, sillonnent les quatre coins de la ville d’Oran et sont à la quête des points de repère de ramassage des bouchons en plastique pour aider les personnes atteintes de XP ou enfants de la lune. Bien des fois n’a-t-on pas vu des étudiants fonctionnaires ou simples citoyens en train de mettre à la poche des bouchons récoltés sur un trottoir ou dans des déchets. S’est- on posé la question à quoi pouvaient bien servir ces bouchons ? C’est un travail loin d’être d’ailleurs une formalité en ce sens qu’il faudra souvent compter sur le bon vouloir des donateurs qui sont en majorité des commerçants, ce qui impose l’existence d’une sorte de convention en due et bonne forme pour élargir ce concept de collecte et de recyclage des bouchons. Cette convention sert à sensibiliser davantage tous les «acteurs» entrant dans la chaîne de collecte de tri et de recyclage des bouchons y compris les points de restauration, établissements hôteliers, cafétérias et pourquoi pas les entreprises ! La collecte des bouchons plastiques est un filon encore méconnu à Oran. En dépit des appels des bénévoles lancés dans la page Face book de l’Association «Nassim El Bahia», il n’en demeure pas moins que les donations se font à la pelle pour ne pas dire dérisoires. En plus, la conjoncture pandémique qui, rappelons-le, a impacté ce «créneau d’or», a fait que les donateurs ne se bousculent pas au portillon. Il existe plusieurs points de dépôt et de recyclage des bouchons pour les «Enfants de la Lune» à travers les villes algériennes. Ce groupe de bénévoles de l’Association en question, chargé de collecte des bouchons et du transfert des quantités importantes vers le recyclage dans le but d’aider les personnes qui ne se permettent pas de sortir en plein jour, croit dur comme fer que leur cris de détresse sera entendu et que leur soutien aux «Enfants de la Lune» à Oran ne partira pas en fumée. «Ils faut les protéger parce que leur nombre est significatif », indique la présidente de l’Association, Mme Zelagui Mokhtaria, qui accompagne ce groupe de bénévoles.

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