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Energie : forte crise en Europe

                                «Le malheur des uns fait le bonheur des autres».

Tout le monde espérait que la forte crise énergétique en Europe allait profiter aux pays producteurs d’hydrocarbures notamment le gaz. Avant l’avènement de la guerre en Ukraine, la Russie était le principal fournisseur en énergie de ses voisins européens. Depuis février 2022, et les conséquences de la guerre en Ukraine, les voisins européens de la Russie avaient, rappelle-t-on, décidé en guise de représailles économiques contre la Russie de se passer du gaz Russe, façon d’allier le politique, le militaire à l’économique… D’autres pays producteurs, l’Algérie, le Qatar, l’Iran, entre autres, étaient prêts à répondre aux demandes énergétiques des pays européens. Seulement, les coûts ne vont pas être les mêmes. En effet, il n’y aurait pas d’autres alternatives pour les européens qui étaient unanimes quant à la solidarité avec l’Ukraine «agressée». Français, italiens et d’autres pays européens, rappelez-vous, avaient débarqué à Alger en vue de solliciter des prix préférentiels pour l’acquisition du gaz algérien. Toutefois, rien ne laisserait présager à l’horizon une fin imminente du conflit opposant la Russie à ses pairs occidentaux. Au contraire, tout laisserait croire à une guerre d’usure entre les deux blocs, qui va peut-être durer des années. Il y a une profonde crise de confiance qui a commencé à s’installer entre les deux camps depuis l’occupation de la Crimée par les Russes, en 2014. les visées expansionnistes des russes ne s’expriment plus par une phraséologie métaphorique, mais par des actes palpables sur le terrain. L’atout économique des russes c’est le gaz exposé aux européens et la vente des armes aux clients fidèles et traditionnels. La stratégie occidentale visant à casser la puissance russe, se résume en deux axes : le premier sera de faire un blocus du gaz russe, première source de devises pour l’économie russe, et le deuxième consistera à soutenir l’Ukraine à tous points de vue. Les américains avaient même osé saboter, le mois de septembre dernier un gazoduc – nord Stream- fournissant du gaz russe aux européens. Sachant bien que ce sont les américains qui dirigent le bal antirusse dans la région. Comme je viens de le dire plus haut, l’Algérie, grand pays producteur de gaz, est plus que jamais dans une excellente position lui permettant de tirer le meilleur profit de cette situation de crise. Pourvu que les mauvais souvenirs, de la décennie « sombre » 2004-2014, encore vivantes dans les esprits des algériens ne se répètent plus. Ce sont à peu près un millier de milliards – en dollars évidemment- qui auraient disparu sans laisser de traces.

À propos Abdelkader Benabdellah

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