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Encore une histoire de la flambée des prix

La lutte contre les barons de la spéculation et de la pénurie continue à hue et à dia par les pouvoirs publics. Il y a des résultats sur le terrain méritant révérences et louanges. Cela est un fait, il n’y a que quelques renégats en perte d’honneur qui pourraient sous-estimer ces faits et les résultats concluants y attenants. Il n’y aurait que la victoire finale qui saura apposer son cachet, signalant la capitulation vile des réseaux maffieux de la spéculation et de la pénurie, devant l’Etat de Droit. Donc, saluons et continuons. Les dernières flambées des prix ayant touché les légumes et les fruits font partie de cette façon d’insinuer que les barons des marchés du gros sont toujours là sur le terrain. Ils faisaient pluie et beau temps, en façonnant la réalité à leurs goûts et en jouant avec les prix à leur guise, bien que constamment sur la sellette. C’est une autre forme de terrorisme qui cible les citoyens et tue sans faire le baroudeur. Ces réseaux malsains, ce sont tellement propagé dans les méandres de la société et de l’économie, telle une épidémie, qu’il aurait fallu une vaste mobilisation à l’échelle nationale, en vue d’atténuer leur effet dévastateur. Les actes de lutte menés par les services de sécurité contre les repaires de ces bandits sans scrupules et repris, son et images, par les chaînes TV nationales. Ils sont solennellement salués par l’ensemble de la nation. Ils rendent hommage à tous les corps de l’Etat ayant fait partie de cette campagne contre les cartels de l’économie parallèle. Ces cartels qui sont le pur produit morbide de l’ancien, système politique. Pis encore, ils se sont développés au détriment de l’Etat et de ses institutions. Ni la justice, ni les services de sécurité, non plus le corps administratif de l’Etat, ne pouvaient tenir tête à ces cartels qui seraient devenus un Etat parallèle officieux dans l’Etat officiel. C’est la raison d’ailleurs pour laquelle, il aurait fallu du temps, afin de se préparer avec une extrême minutie à la lutte contre ces réseaux qui auraient pris des racines et qui auraient fait des extensions dans les services de l’Etat. La primauté de l’Etat sur tout et sur tous est un principe indéniable et irréversible. Et ce principe n’a d’existence réelle que lorsqu’un mandataire – par exemple- ne pourrait plus «acheter» un fonctionnaire de l’Etat, qu’il soit un juge, un procureur, un policier, un gendarme ou un quelconque fonctionnaire de l’administration.

À propos Abdelkader Benabdellah

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