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Encore des histoires de pyrotechnies

Encore une fois et ce, depuis belle lurette, les gangs s’activant dans l’importation et la distribution illégale des pyrotechnies (évidemment avec registre de commerce à l’appui), se trouveraient hors du bras long des lois préventives et répressives de la République. Bien sûr, lorsque je dirais registre de commerce, cela voudrait simplement et explicitement dire qu’il s’agirait d’opérateurs économiques …Plus explicitement encore, ce sont des gens qui seraient censés apporter un plus – ne serait-ce qu’un infinitésimal plus – à l’économie nationale et du coup, un petit bien-être à leurs concitoyens….. Si l’Etat s’était rendu haut les mains aux mandataires sangsues, les prix de la pomme de terre n’iraient, apparemment, plus reprendre leurs chiffres d’avant la montée vertigineuse des prix. Je ne crois pas que ce même Etat ayant capitulé devant une des nuées de mandataires, aux comportements maffieux et sans le moindre scrupule, irait remporter la bataille contre les gangs des pyrotechnies. Les gangs de l’économie parallèle, ayant main basse sur les potentialités du pays, se trouvent encore supérieurs à l’Etat lui- même. Pendant les vingt dernières années et peut-être même avant, les institutions de l’Etat Algérien s’amenuisaient progressivement face à une montée dangereuse des groupuscules maffieux, moyennant un système de corruption qui se proliférait en amont et en aval… Actuellement, ces gangs se sont tellement enracinés dans le système politico-économico-financier du pays, qu’il n’est plus facile de les extirper ou du moins en atténuer l’influence. Frapper fort contre la Issaba représentant à une certaine époque, « l’Etat-major » de ce système à l’envergure nationale avec des ramifications à l’étranger, était globalement et suffisamment bon comme un début qui devrait normalement être suivi par d’autres purges. Aucune purge n’était possible, sans faire un coup de ballet dans deux institutions principales, à savoir la justice et les services de sécurité. Et, c’est par là que vient le danger. Tant que le mal s’est introduit dans ces deux institutions républicaines, aucune lutte contre la corruption et l’économie parallèle n’était possible. Voilà pourquoi, toutes les initiatives ayant été investies dans ce sens, n’ont jamais donné des résultats consistants répondant profondément aux attentes des populations. Et puis, les gangs en question ne travaillent jamais, sans le soutien, voire la complicité d’une administration corrompue jusqu’aux dents. S’attaquer aux spéculateurs, aux pénuristes de la pomme de terre et des produits alimentaires de première nécessité pour la subsistance du citoyen est une bonne et louable chose; ces initiatives de la part du gouvernement seront encore meilleures, s’ils agiront de façon globale selon une stratégie déterminée, visant à purger le pays d’un mal qui a anéanti ses forces.

À propos Abdelkader Benabdellah

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