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En l’absence d’une majorité franche, le RND et El Moustakbal doivent s’entendre. Des alliances pour gérer Oran?

Le recours aux alliances dans les assemblées locales, s’impose comme seule démarche pour éviter qu’aucune formation ne peut prétendre à elle seule avoir la majorité pour diriger les affaires publiques. Il y a en effet lieu d’une nécessité de changer les mentalités et les mécanismes de gestion des assemblées. Seulement voilà, ces alliances seront-elles faciles à conclure ? La course des partis politiques ayant obtenu à Oran les faveurs des pronostics des votants lors des élections locales du 27 novembre, aux alliances pour la gestion des deux assemblées locales, risque de faire rage et de monter d’intensité dans les prochains jours, croit-on savoir de certaines tractations en coulisses au lendemain du scrutin pour parer à toute éventualité. La commune d’Oran, ex majoritairement FLN lors du mandat sortant avec 39 sièges, va ce faisant, céder le flambeau à d’autres formations sacrées vainqueurs dans les élections à l’image de son rival le RND, le parti d’El Moustakbal et à des proportions celui de Hamas. Les communes de Hassi bounif, Hassi benokba, Ain El Turck, Bousfer (3sièges seulement), Bir El Djir et El Ancor, pour ne citer que ces communes, où l’ex parti majoritaire a perdu du fil, ne devront pas, elles aussi, être épargnées au jeu des alliances. Selon certains bruits qui courent en attendant les résultats définitifs des élections locales, la commune d’Oran a de fortes chances de se disputer une alliance entre le RND et le Front d’El Moustakbal, étant donné que ces deux partis auraient obtenu moins des 35 % de suffrages exprimés, selon certaines analyses, mais toujours est-il qu’il faudra prendre cette option avec prudence. Le RND présent dans ces élections à l’APW et dans 19 APC, a toujours été la deuxième force politique à Oran. Cependant, Oran garde de mauvais souvenirs de sa gestion des APC au temps d’un ex wali. Petit retour en arrière. En décembre 2021, soit à la veille de l’installation du président de l’APW, le RND malgré qu’il eut à engranger 31 voix contre le FLN (24), a été obligé pour avoir la présidence de l’APW, de sceller un accord jugé à cette époque « historique » en s’alliant avec le PT et le MJD ce qui finira par l’élection du PAPW Kasi Tani Abdelhak. Pour sauver la face et histoire d’assurer l’équilibre des pouvoirs dans les deux assemblées exécutives locales, le FLN avait été contraint de signer dans les coulisses une sorte de «deal» avec le RND pour élire le président d’APC d’Oran «flniste» accueilli, si ce deal a été contrasté par le refus de l’appareil du sommet du parti représenté à cette époque par Ouyahia. On cherchera alors, coûte que coûte, à faire endosser la responsabilité de ce deal au seul signataire à l’échelle locale du soi- disant protocole d’accord en catimini entre les deux formations. De 2012 à 2021, soit neuf ans de suite, qu’est ce qui a pu changer? En l’absence du FLN, qui demeure la première force politique du pays, assisterons-nous à des alliances par exemple au forceps à Oran pour gérer les assemblées? Seront-elles des alliances bipartites, tripartites …? Autre scénario: le RND sera-t-il «plus disposé» à négocier avec le Moustakbal que le Hamas? Pourquoi pas une alliance à deux entre les deux premières formations citées? El Moustakbal qui a accueilli à bras ouvert plusieurs cadres «dissidents» du FLN à Oran pourrait représenter le parti le « mieux négociable» pour le RND. Mais jusqu’à lundi, aucun des partis pressentis n’affichait sa disposition à conclure des alliances. Cependant, il est évident que les alliances sont somme toute incontournables pour éviter les blocages de gestion des assemblées locales. On récuserait même l’idée préconçue jusqu’ici d’un parti majoritaire autre que le FLN pour ne pas rééditer les mauvaises expériences des assemblées lors du règne du Boutef. Un seule piste se précise, les partis devront œuvre à faire preuve de la «belle démocratie». D’autant plus que les participants dans les assemblées devront être animés d’une volonté ardue et d’un désir de reprendre la main sur la gestion des préoccupations du citoyen, la réhabilitation de la fonction originelle de la commune ou la protection des biens de celle-ci après plus de deux années de pandémie mais aussi à cause des difficultés budgétaires. Dans ce cas de figure, un scénario se présente et est le plus plausible sauf retournement. Pourra-t-on déboucher sur un deal entre le RND et El Moustakbal et le Hamas pour la présidence de la commune d’Oran? A l’APW à laquelle s’est présentée aussi le mouvement El Bina, parti qui n’a nullement la prétention de faire de la figuration et qui risque de ce fait de «disputer» cette «alliance communale à trois formations», les choses ne s’annoncent pas faciles selon certains observateurs. Par ailleurs, dans certaines communes de la wilaya, (à l’exception de Misserghine) où le FLN a enregistré un échec cuisant dans la mesure où, non seulement il a perdu la majorité (le cas de Bir El Djir où des recours auraient été déposés pour 2 sièges) mais où le nombre «infime» de sièges obtenus serait loin de peser en ce qui concerne le choix des présidents des assemblées en question, on susurre que le RND et le parti de Hamas là justement où les tractations pour les alliances seront plus aisées.

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