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En dépit de la traque des services de sécurité. L’abattage clandestin sévit toujours

L’abattage clandestin fait rage. Face aux prix des viandes rouges qui varient entre 1.400 et 1.700 dinars selon les endroits, la consommation de viandes rouges d’origine inconnue, à travers toutes les communes de la wilaya d’Oran, bat son plein. En cette période douloureuse où l’anticipation et la prévention dans la lutte contre la propagation du coronavirus qui est la base sur laquelle repose toute réflexion et approche en vue de freiner sa frénésie, il est des éleveurs, bouchers ou simples consommateurs qui n’hésitent pas à égorger des bêtes en toute circonstance au mépris des règles d’hygiène les plus élémentaires. Les clients sont attirés par le prix attractif qui oscille entre 1.000 et 1.100 dinars le kg. Cette différence de prix fait que le marché clandestin de la viande soit devenu un véritable phénomène, l’abattage clandestin étant devenu une pratique courante, tout au long de l’année. Le comble est que ces pratiques sont le plus souvent exercées au vu et au su de tout le monde mais que personne n’ose dénoncer à partir du moment où le prix de cession est beaucoup plus bas que les produits carnés vendus par les boucheries. En effet, que ce soit dans les grandes cités périphériques de la ville ou dans les agglomérations telles que Hassi Bounif, Ain-Beida, Douar Boudjemaa, Hassi-Ameur et dans plusieurs autres communes de la wilaya, les contrevenants n’hésitent pas à égorger des moutons, des chèvres, des veaux, des vaches voire même des ânes et proposer leur viande au bord des routes et même dans les marchés hebdomadaires. L’Etat a consenti des efforts considérables traduits par la réalisation et l’équipement des abattoirs destinés à réglementer les opérations d’abattage et réduire, de facto, les risques d’insalubrité aux fins de préserver la santé des consommateurs dans une wilaya estimée à plus de 02 millions d’habitants. En dépit de la traque implacable de la gendarmerie nationale et la sûreté de wilaya d’Oran, les innombrables bouchers informels semblaient avoir trouvé la parade pour poursuivre leur sale besogne.

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