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En attendant l’OPEP+

Les prix du pétrole ont augmenté pour un quatrième jour vendredi, les craintes d’une perturbation de l’approvisionnement russe l’emportant sur les blocages du Covid-19 en Chine, le plus grand importateur de brut au monde. Les prix du pétrole poursuivaient leur hausse, vendredi, l’Allemagne, initialement opposée, commençant à assouplir sa position quant à un éventuel embargo européen sur le pétrole et le gaz russe. La guerre en Ukraine a chamboulé le marché international du pétrole, du blé et d’autres produits. Les prix du pétrole sont toutefois restés volatiles, la Chine ne montrant aucun signe d’assouplissement des mesures de lockdown malgré l’impact sur son économie et les chaînes d’approvisionnement mondiales. «Avec l’intensification des mesures de verrouillage total et partiel depuis mars, les indicateurs économiques de la Chine ont encore plongé dans le rouge. Nous nous attendons maintenant à ce que le PIB de la Chine ralentisse encore au deuxième trimestre », a déclaré Yanting Zhou, responsable de l’économie APAC de Wood Mackenzie, dans une obligation. Du côté de l’offre, l’OPEP+ est susceptible de s’en tenir à son accord existant et de convenir d’une autre petite augmentation de la production pour juin lorsqu’elle se réunira le 5 mai, ont déclaré jeudi à Reuters six sources du groupe de producteurs. Ce qui prouve que le marché du pétrole est devenu instable et les prix risquent de monter. Toutefois, la production de pétrole russe pourrait chuter de 17 % cette année, selon un document du ministère de l’Economie consulté par Reuters mercredi, car les sanctions occidentales liées à l’invasion de l’Ukraine par la Russie nuisent aux investissements et aux exportations. «Tous les regards sont tournés vers l’Union européenne qui semble se rapprocher d’une interdiction pure et simple des importations de pétrole russe», affirme également Stephen Brennock, de PVM Energy. «L’Allemagne, leader de facto de l’Union et principal opposant à l’interdiction des importations de pétrole russe, a adouci son opposition à cette mesure», explique-t-il. «Maintenant que l’Allemagne se rapproche d’un embargo total, la Russie pourrait devenir plus agressive dans la suspension de ses approvisionnements», a anticipé Edward Moya, analyste d’Oanda. Par ailleurs, selon les analystes de Kpler, la Chine aurait récemment privilégié l’Iran à la Russie pour ses livraisons de pétrole, malgré les tarifs attractifs pratiqués par les Russes pour trouver des débouchés. Pour les experts, avec l’inflation aux États-Unis, et si cette guerre allait se poursuivre jusqu’en hiver, les puissances iraient aussi impacter les produits de large consommation dont le blé et le maïs, l’huile de table et tant d’autres.

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