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En attendant le retour de Renault, l’arrivée de Citroën, Nissan et bien d’autres marques. 2024, l’année de l’automobile en Algérie

L’année 2024 est celle de l’automobile, par excellence en Algérie. Le retour du secteur au devant de la scène et la florescence de l’industrie automobile, constatée depuis au moins dix années avec l’apparition de plusieurs marques asiatiques et autres étrangères dont Renault, a marqué manifestement une nouvelle époque de véhicules. L’année 2023 a priori a enregistré le retour de plusieurs marques de voitures, celle de 2024 en revanche sera de la renaissance de l’activité et de la concurrence à tous les niveaux. Nul doute que l’Algérie est depuis des lustres un marché vierge dans le secteur de l’automobile. Il a fallu attendre le début de l’année 2023 pour connaitre des prémices d’un renflouement de l’activité industrielle. Pour bon nombre d’observateurs, 2023 aura été l’année de décollage du secteur de l’industrie automobile avec l’annonce d’arrivée sur le marché de marques étrangères huppées de voitures dont plusieurs ayant obtenu l’agrément obligatoire préalable des autorités nationales supérieures et de la Commission du ministère de l’Industrie Agex afin de leur permettre les droits de commercialisation et de fabrication de véhicules en Algérie. En réalité, ce n’était pas tellement évident et facile. Plusieurs marques n’ont pu toutefois démarrer l’activité et ce, pour diverses raisons. La marque italienne Fiat, quant à elle, a pu émerger du lot en annonçant son intention d’aller de l’avant. Etant la seule nouvelle marque qui dispose d’atouts majeurs, compte tenu de la qualité de l’image du constructeur Stellantis sur le marché international, Fiat a entamé son activité depuis mars. Le constructeur a inauguré sa première usine à Oran, courant décembre 2023. Une situation qui a poussé le constructeur turinois à démarrer sur les chapeaux de roue mais aussi à mener la dragée haute devant les autres marques. Fiat a non seulement la primauté de l’importation des premiers modèles de la marque entrant dans le cadre de l’exercice général de 2023 qui prévoit 90.000 véhicules et dont la marque italienne se taille la part du lion, mais aussi satisfaire une demande qui dépasse l’offre de plus en plus grandissante qui a duré pendant plusieurs mois et qui s’est estompée durant les deux derniers mois avec l’arrivée d’autres marques concurrentes. A Oran, le géant italien annonce, d’ores et déjà, la production dans un premier temps de 50.000 véhicules annuellement, ce qui n’est pas négligeable du tout pour un début, d’autant plus que son intention d’exporter est bien réelle car basée sur un volume de capitaux d’investissement consistants. Mais quel est le secret de sa réussite? Grâce au groupe Stellantis, détenteur de Fiat, Opel, Peugeot, Citroën et bien d’autres marques, qu’une dynamique automobile s’est installée en Algérie. Stellantis a à son actif une grande expérience dans le domaine du management, ce qui a permis de redynamiser le processus d’import mais aussi celui de distribution des voitures neuves dans le pays. Un climat de confiance retrouvé s’est alors depuis installé sur le marché national, ce qui est important pour un début. L’époque assez controversée des concessionnaires est loin d’être effacée, reste tout de même que les espoirs sont de mise afin de regagner la confiance de la clientèle. Mais comment cela a été possible pour Stellantis? Dès son installation dans le pays, le groupe a engagé un programme important de formation du personnel sur les métiers de l’automobile, citant la formation mécanique, la commercialisation et le service après-vente. Le groupe international a, en parallèle, effectué une politique d’importation. Les plus gros quotas sont distribués à partir du port de Djendjen de Jijel (est) et celui de Mostaganem (ouest). Mais cela n’aurait pas été rendu possible si Stellantis n’avait pas installé, à travers son représentant Fiat El Djazaïr, un réseau composé de 35 agents de distribution répartis sur l’ensemble du territoire national. Sur la même lancée, Stellantis veut confirmer sa place de leader en Algérie en lançant sa deuxième marque du groupe Opel durant le dernier trimestre de la même année. La marque allemande, représentée par le groupe Hallil Commerce et Industrie (HCI), a déjà écoulé un stock de véhicules de la marque tels que la berline Astra, le Mokka et le Grandland, en attendant l’arrivée d’autres modèles. La scène automobile nationale a connu l’entrée d’autres marques chinoises telles que Chery, Geely, Jac, DFSK et bien d’autres mais qui ont raté l’année puisque aucune d’elles n’a encore commercialisé de véhicules, en dépit du fort engouement du consommateur algérien. Une chose est sûre, le démarrage effectif du secteur automobile s’effectuera à partir de l’année 2024 qui promet beaucoup d’ailleurs. En commençant d’abord par la fabrication de véhicules Fiat qui a débuté, il y a quelques jours, dans l’usine de Tafraoui, à Oran, ce qui devra permettre la baisse des prix des véhicules. Autre bonne nouvelle! La signature de plusieurs partenariats entre concessionnaires de voitures et les compagnies d’assurances et bancaires pour le financement automobile. Mais aussi le retour des Salons de l’automobile dont le premier est déjà ouvert à Oran jusqu’au 6 janvier 2024 et le second (toujours dans la même ville) du 5 au 10 février 2024.

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