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Elus sans pouvoir réel

En dépit des récurrentes réformes ayant touché la Commune, depuis l’indépendance, en tant que collectivité territoriale de base, ainsi que l’exécutif élu chargé de faire marcher les affaires de proximité, les problèmes restent apparemment les mêmes.. Au contraire, ces problèmes ne cessent de s’agrandir et se compliquer de plus en plus avec le temps. Tout le grand hic, devrait se trouver, anguille sous roche, dans les missions et les prérogatives attribuées au Maire et à son infortuné exécutif… Comme il existe une démocratie de façade, c’est-à-dire, une simple simulation des faits. Un pouvoir élu légalement par le peuple par le truchement des urnes, sans être vraiment un pouvoir, pourrait également exister. «O L’Algérie terre des miracles!», disait le grand poète de la révolution Moufdi Zakaria. Donc, rien n’est impossible, dans ce pays où on est capable de tout, même à faire croire sincèrement, au père noël… Excepté de faire l’éboueur en chef de la commune avec quelques autres missions vraiment insignifiantes, le P/APC serait dépourvu des missions et prérogatives d’un maire, selon les normes en vogue dans les pays développés. C’est pour ça que nos walis et nos chefs de daïras se fatiguent trop vite, parce qu’ils font leur travail et celui des maires des communes sous leur juridiction…Imaginez, il y a des wilayas avec plus de cinquante communes sous leur autorité. C’est un réflexe, voire un mauvais pli pris dès les premières années de l’indépendance et l’on refuse de céder d’un iota. Déjà, un maire ne peut pas dire non à son supérieur, même s’il a tout à fait raison et l’intérêt des citoyens de sa commune en dépend grandement…je vais, tout de même, m’abstenir de parler du «centralisme» à outrance dans la gestion des wilayas de la république.. Faire de Bordj Badji Moukhtar une Wilaya, n’ira nullement résoudre le problème… Il y a une autre façon de résoudre les problèmes de «proximité».. Au lieu de ça, l’on aurait – par exemple- pensé à donner plus de prérogatives et de liberté de mouvement et d’initiative pour les élus locaux, on les implique ainsi à gérer leurs propres affaires qu’ils connaissent et maitrisent mieux que d’autres. Nous avons déjà et dans des chroniques précédentes évoquées la grandeur continentale de la superficie territoriale du pays et l’impossibilité désormais de gérer tout ce continent à partir d’un ministère, notamment quand la population de ce pays irait dans quelques années frôler le plafond des 50 millions d’habitants…Cela était, très possible à l’aube de l’indépendance quand la population était à cette époque, au cinquième de ce qu’elle est maintenant, ou ce qu’elle va être dans moins d’une décennie…

À propos Abdelkader Benabdellah

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