Accueil » ORAN » Elle est toujours cédée à plus de 100 DA. Une baisse du prix de la pomme de terre est-elle possible?

Elle est toujours cédée à plus de 100 DA. Une baisse du prix de la pomme de terre est-elle possible?

Avant hier, au marché d’El Hamri, malgré que plus d’une cinquantaine de commerçants vendent des fruits et légumes, des poissons et autres produits d’alimentation, la pomme de terre est toujours couronnée reine des couffins. En effet, le prix d’un kilo est resté sur ses nuages, au-delà des 100 DA. A quelques encablures, à Maraval précisément, les prix varient en fonction de l’offre et de la demande, explique le commerçant qui se décrit comme un régulateur. «En ce moment, avec la pluie, beaucoup d’agriculteurs n’ont pas encore fait la récolte donc les prix sont assez élevés. Dès qu’un produit se fait rare sur le marché, son prix augmente, c’est comme ça», dira notre interlocuteur. Pour leur part, les spécialistes évoquent davantage de mesures pour réduire l’inflation. Cela nécessiterait notamment une restructuration en profondeur du système agricole et des circuits de distribution. L’autre facteur inflationniste est lié à la spéculation. D’ailleurs, les opérations de contrôle se sont intensifiées depuis les annonces des hauts responsables de l’Etat, notamment chez les grossistes dont certains sont pointés du doigt. A vrai dire, il n’est pas discret que les spéculateurs achètent massivement pour créer un manque, dans un premier temps, avant de réalimenter le marché à des prix plus élevés. Toutefois, les commerçants semblent optimistes et voient en cette période compliquée sur le marché de la pomme de terre, un dénouement positif. Le prix de vente a tendance à baisser, alors que les prix en production se raffermissent. En fait, l’augmentation du prix de production est le résultat direct des conditions météorologiques. Le temps est assez pluvieux, par conséquent les producteurs ne peuvent pas tout arracher. Cela aura également des conséquences sur la qualité, affirme un vendeur qui explique ce paradoxe. Au niveau local, la pomme de terre est essentiellement commercialisée auprès des grossistes. «En général, le marché est assez calme ces derniers temps. Les grossistes qui travaillent avec les détaillants ou les marchands, ont du travail, mais pour ceux qui travaillent avec la restauration, la situation s’est compliquée depuis des semaines. Je pense que c’est la conséquence, également du Covid-19», relaye notre interlocuteur. Vendue à plus de 100 dinars le kilogramme, la pomme de terre, produit de large consommation, est devenue un produit de «luxe» pour les ménages algériens avec l’augmentation inédite de son prix. Ce dernier devrait baisser les prochains jours pour atteindre les 50 dinars, notamment avec l’arrivée sur le marché de la pomme de terre saisonnière. L’injection de ces quantités importantes sur le marché permettra, également, de ramener le prix jusqu’à 50 dinars le kilo. Enfin, dans tout cela, les ménagers restent sceptiques et attendent un changement notable dans les marchés.

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