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Elections locales. L’affichage sauvage, une pollution visuelle et environnementale

A chaque élection, les Oranais voient surgir dans leur environnement les affiches des hommes et femmes politiques en campagne. On les retrouve en grande majorité sur les panneaux officiels. Mais ces affiches pullulent, ainsi, à d’autres endroits plus surprenants qui ne sont pas choisis au hasard…. Difficile d’imaginer ce qui se cache derrière une affiche. Pour le grand public, elles fleurissent à la saison électorale et fanent comme la plupart des candidats déchus. Mais cela est fait pour faire ressortir un candidat en particulier, pour optimiser ses chances. La lutte contre l’affichage sauvage en période électorale est toujours plus affirmée. L’avis général, désabusé, est que cette technique de propagande, dépassée où chacun recouvre surtout la nuit, les affiches de ses adversaires est à peu près inutile. Elle ne ferait pas changer un électeur d’avis. Au moins permet-elle d’identifier les candidats. Pour l’échéance du 27 novembre 2021, les partis et listes d’indépendants en lice, ne confinent pas leurs affiches électorales aux sites réservés à cet effet: les façades d’institutions, les poteaux, les entrées d’immeubles, les abribus, tous les endroits même les plus improbables. Avec chaque élection, revient le phénomène récurrent de l’affichage sauvage qui défigure le paysage urbain des villes et oblige ces dernières à consacrer un budget imprévu surtout que la majorité est en crise budgétaire. Lors d’une tournée effectuée à travers certaines communes et au regard de certaines affiches et posters par certaines formations et listes indépendantes, nous avons eu l’impression qu’il s’agit d’une élection présidentielle plutôt que d’élections législatives, les futures élections étant organisées pour élire les futurs élus des APC et APW. Alors que certains leaders sont en train de verser dans un narcissisme inhibiteur qui ne peut que nuire à toute action politique proprement dite. Selon des sources politiques diverses, plusieurs leaders de partis ont décidé de passer le flambeau aux jeunes. Et ces jeunes ne sont autres que leurs proches. Donc, une occasion à ne pas rater pour les caciques, chassés par la nouvelle loi électorale mais recyclés à travers leurs enfants, écrasant à leur passage toute morale politique. Il est inadmissible que les futurs gestionnaires des APC et de l’APW défient l’ordre public, alors qu’ils sont appelés demain à faire respecter la loi.

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