Accueil » MONDE » Election présidentielle syrienne anticipée au Liban«Ici, tout le monde vote pour Bachar Al-Assad »
A Syrian voter residing in Lebanon, wearing a portrait of President Bashar al-Assad, one of the candidates in the upcoming presidential election in Syria, around his nect casts his ballot at the Syrian embassy in Beirut on May 20, 2021. Damascus-tolerated opposition will face President Bashar al-Assad in the May 26 presidential election. The last presidential elections in 2014 were the first such multi-candidate polls in Syria, but only two other candidates were approved and Assad won with an official 88 percent of the vote. / AFP / Anwar AMRO

Election présidentielle syrienne anticipée au Liban«Ici, tout le monde vote pour Bachar Al-Assad »

Seule une fraction des Syriens réfugiés ou installés au Liban ont participé au scrutin présidentiel organisé jeudi 20 mai à l’étranger, et troublé par des agressions de Libanais contre des convois d’électeurs. Sous le soleil cuisant et le regard de policiers et soldats libanais massivement déployés, des Syriens effectuent de longues distances, jeudi 20 mai, pour voter à leur ambassade, à l’occasion du scrutin présidentiel organisé à l’avance à l’étranger. Celui-ci se tiendra le 26 mai en Syrie, et aucune surprise n’est attendue: Bachar Al-Assad sera réélu à la présidence, comme à chaque échéance depuis son accession au pouvoir en 2000. Qu’importent les dix années de guerre, les destructions massives, les millions de Syriens exilés ou déplacés internes. Les scènes vues à l’entrée de l’ambassade, située à Yarzé, une banlieue huppée de l’est de Beyrouth, étaient attendues: des hommes ou des femmes brandissant le portrait de Bachar Al-Assad. Des enfants au visage peint d’un drapeau syrien. Des slogans d’allégeance criés à pleins poumons par quelques groupes. Malgré le va-et-vient continu, tout au long de la matinée, la foule n’a représenté qu’une petite fraction du million et demi de «déplacés» syriens que Beyrouth dit accueillir sur son sol. Beaucoup étaient des Syriens pauvres, à l’image de la plupart des réfugiés et des travailleurs qui vivent au Liban. Ceux interrogés sont unanimes : ils ont voté « pour le président ». Pas trace d’une voix pour ses deux concurrents de façade, dont les noms sont inconnus. Sevine, Kurde d’Alep, laconique: «Bachar est le plus fort.» Imad, ouvrier originaire de la région d’Alep, concis et flatteur: «J’aime le président» Ammar, maçon natif d’Idlib, enflammé: «Bachar protège ce qu’il reste de la Syrie.» Hormis Imad, qui fait des allers-retours vers Alep, aucun n’a remis les pieds en Syrie depuis son installation au Liban.

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