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El Tarf. Les prix exorbitants du poulet

La rapacité ne cesse de s’ancrer davantage dans les pratiques commerciales qui frisent la délinquance, ou sinon comment expliquer non seulement les prix exorbitants du poulet mais également sa subite rareté des étals des vrais et faux bouchers, ces derniers jours. Le brave citoyen sent déjà l’odeur du complot qui se trame pour le mois sacré du Ramadhan. Ainsi donc, l’on enregistre à travers la wilaya des augmentations des prix des produits de consommation qui frisent parfois l’imagination. Il y a, entre autres, un déséquilibre entre l’offre et la demande, induisant des pertes considérables, prix onéreux des aliments destinés à l’alimentation des poulets…. Les aviculteurs de la région ne sont pas au bout de leurs peines, pendant que le consommateur voit ce même poulet s’envoler et devenir inaccessible, les prix pratiqués à une dizaine de jours du ramadhan donnent le tournis. Des aviculteurs, d’ailleurs, qui se comptent sur les doigts d’une seule main. Ajouté à ce problème, la filière de ravitaillement en viande blanche incontrôlable connaît, ces derniers temps, des difficultés issues essentiellement de l’impact de la volatilité de ces produits sur le volume de production et, notamment, pour les petits revendeurs implantés dans les contrées éloignées du chef-lieu de la wilaya où les contrôles sont quelque peu fréquents. Les distributeurs, pour leur part, s’en lavent allègrement les mains et le consommateur reste ainsi le poulet plumé dans cette affaire tant que le problème n’est pas pris en charge raisonnablement après l’augmentation. Le poulet de chair se vend entre 380 et 460 dinars. Les prix varient d’une localité à une autre mais il demeure inaccessible aux pères de famille aux bourses limitées. Dans ce commerce qui connaît depuis le début de l’année l’anarchie, le consommateur demeure le dindon de la farce. Par ailleurs, la pomme de terre qui se vendait hier à 120 dinars a atteint sans aucune explication 150 dinars. On se demande d’où vient cette fièvre de l’anarchie qui gagne nos marchés. Aussi, au fil des jours et des mois, la pagaille s’est installée grandement sur les marchés de proximité. En conclusion, et au rythme où vont ces fluctuations et les divers stratagèmes conçus par les commerçants, les aviculteurs lesquels sont imités par les revendeurs sans scrupules, le citoyen peut, d’ores et déjà, se préparer à une «Chorba sans» pour le prochain Ramadhan annoncé pour le 02 avril prochain.

À propos Tahar BOUDJEMAA

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