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El Tarf. La culture des arachides, rendement faible pour cette année

Dans les immenses plaines que recèle la commune d’Ain Assel dans la daïra d’El Tarf, plusieurs cultivateurs vivent de la commercialisation des arachides. Ici, cette culture occupe plusieurs superficies de terres qui se trouvent à proximité du lac Obeira. La campagne de récolte des arachides dans la wilaya d’El Tarf est amorcée, elle va se poursuivre jusqu’à la fin octobre, nous dit Mme Jouidi Zina cheffe de service de la production DSA El Tarf. Selon M. Sebti, un agriculteur de père en fils, le rendement de cette année est faible par comparaison à l’année passée. Cette faiblesse dans la production est attribuée au manque d’eau et à l’absence de moyens d’arrosage. Ces aléas ont beaucoup influé sur la production annuelle, faussant ainsi les prévisions des services agricoles de la wilaya. Le rendement à l’hectare est de 12 quintaux. Pour les terres hautement productives de la commune de Berrihane dans la daïra de Ben Mhidi, Mme Jouini Zina nous a indiqué que la production à l’hectare se situe sur une fourchette de 20 à 22 quintaux à l’hectare. Information confirmée par les fellahs. Ces derniers confirment que la culture des arachides ne se fait pas uniquement sur les terres sablonneuses mais sur n’importe quelle terre pourvu que l’eau soit disponible. La culture des arachides dans la wilaya est pratiquée par les familles entières implantées sur le cordon dunaire des localités de Berrihane dans la daïra de Ben Mhidi, Frin, Bouhchicha, Bouteldja et Ain-El Assel daïra d’El Tarf. Mais elle est aussi une activité agricole très appréciée dans les communes d’Oum Teboul dans la daïra d’El Kala. Peu d’agriculteurs s’intéressent à cette culture dans la daïra d’El Kala étant donné le peu de terres sablonneuses qui sied à la culture. La pratique agricole pour cette culture appréciée par les gens du sud surtout, commence, selon M.Sebti, du mois d’avril à septembre. Le manque de moyen de collecte fait cruellement défaut dans ces localités ce qui fait perdre énormément de quintaux d’arachide aux familles. La collecte a commencé selon nos interlocuteurs, des fellahs à Bouhchicha pas loin de la localité de Boutella Abdellah ex El Frin, depuis le 10 septembre dernier et se poursuivra à fin octobre. Les investisseurs dans ce créneau porteur emploient la gent féminine et masculine généralement puisée des familles qui habitent à proximité. Les champs appartenant à des propriétaires ou loués à des investisseurs. Les familles contactées sur place par «La Patrie News» nous ont indiqué que leurs ressources financières ne leur permettent pas d’acquérir des moyens sophistiqués pour arracher et sécher la récolte. Un travail de longue haleine qui demande beaucoup de journées. Dans un passé récent, la superficie consacrée à cette culture est de 1.700 hectares pour chuter l’an passé à 800 ha. A présent, 598 hectares seulement sont exploités par les 168 familles, selon les derniers recensements (El kala 73 ha, El Tarf 315, Ben Mhidi 200 et 10 à Bouteldja). Pourtant, plusieurs superficies ont été récupérées dans la commune d’Aïn El Assel après le passage de la double voie sur quatre kilomètres. «La proximité des lacs ainsi que des ressources hydriques donnent des résultats appréciables à l’hectare » souligne un autre cultivateur qui loue des parcelles pour les travailler à raison de 15.00 dinars. Les terres hautement productives sont rétrocédées à des personnes qui les laissent en jachère. Un agriculteur de 62 ans qui aide son fils a sollicité les responsables pour lui remettre des terres mais ses nombreuses demandes sont restées vaines. Notons que cette culture a des spécificités importantes, elle est bonne non seulement pour la consommation mais aussi pour la production d’huile d’arachide vendue dans les pharmacies. La nature du sol dans les communes précitées et la présence d’eau favorisent la croissance de la plante, a incité depuis le temps, les familles à la pratique de cette culture. Le kilogramme est vendu entre 300 et 500 dinars tout dépend de la variété. Dès la fin de septembre, la marchandise finie est cédée en gros à des acquéreurs algériens du Sud à des prix dérisoires qu’ils dégustent dans un verre de thé à la menthe. Comparativement à d’autres variétés de cacahuètes, celle d’El Tarf est très appréciée sur le marché local et national. Elle s’arrache des mains. Les immenses parcelles de plantation dans la seule commune d’Aïn El Assel ont été épargnées par les feux de forêt qui sont passés à quelques mètres. A Bouhchicha, plusieurs maisons, pas loin du massif forestier, ont été ravagées et les habitants portés sur la liste des sinistrés. Les fellahs sollicitent la DSA pour les accompagner en mettant à leur disposition des ingénieurs spécialisés et du matériel sophistiqué de cueillette. La cueillette à la main est un véritable gâchis occasionnant des déperditions de plusieurs quintaux. Les agriculteurs qui ont opté pour ce créneau porteur manquent de moyens. El hadj dira dans ce sens que les moyens archaïques sont inefficaces. La cheffe de la production nous renseigne que la récolte mi- septembre est de 7176 quintaux, très loin des prévisions.

À propos Tahar BOUDJEMAA

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